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La Collectivité va diffuser à grande échelle un fascicule répertoriant les mesures de prévention et de secours pour faire face aux risques majeurs. Elle met aussi désormais à disposition le DITRIM de Saint-Martin.

De violentes inondations, causant une vingtaine de morts, ont récemment ravagé le sud-est de la France, touchant une population visiblement prise par surprise. Au micro d’I-Télé le maire de Mandelieu-la-Napoule, commune ayant payé un lourd tribu, révélait que ses administrés avaient pourtant à leur disposition le DICRIM, ou dossier d’information communal sur les risques majeurs, consignant les données sur les risques naturels et technologiques de son territoire ainsi que les mesures de prévention et de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets. Mais toutes les communes de France n’en sont pas pourvues, contrairement aux préconisations du code de l’Environnement et à la loi du 13 août 2004. Car la politique française en matière de gestion des risques majeurs inclut le respect du droit à l’information préventive du citoyen. A Saint-Martin, on s’est mis à la page.
Sismicité régionale, phénomènes cycloniques, risques de tsunamis, inondations et glissements de terrain, mais aussi risques industriels et ceux liés au transport de matières dangereuses : ces événements ne doivent pas être sous-estimés et font désormais l’objet d’un dispositif de sensibilisation à destination de la population.  
 
Un fascicule À 40 000 exemplaires
Un dépliant baptisé « Mesures de prévention et de secours » vient d’être édité à 40.000 exemplaires et va être diffusé dans tous les recoins du territoire. Cette brochure était dévoilée vendredi dernier lors des Rencontres de la sécurité qui prenaient place sur le Front de Mer à Marigot. Concocté par la cellule des risques majeurs de la Collectivité, le dépliant entend rappeler que « chacun a un rôle à jouer par rapport à la connaissance du risque et le respect des consignes des autorités » détaillait Charlotte Terrac. Pour faire mouche, les consignes sont indiquées en français comme en anglais et font la part belle aux pictogrammes sensés tout résumer en images.
Le vice-président Guillaume Arnell* précisait lui l’intérêt de cette publication : « Dans nos îles, certains risques naturels sont accrus et ne doivent pas être négligés ». Estimant ce document « d’une extrême importance », il a en outre précisé que la collaboration avec nos voisins du Sud était en train d’aboutir à « une convergence » pour ce qui concerne les codes couleurs des alertes cycloniques.  
 
Un DITRIM pour Saint-Martin

Outre la brochure, la Collectivité met désormais à disposition son DITRIM, le document d’information territorial sur les risques majeurs, disponible en français et en anglais sur son site internet (com-saint-martin.fr, rubrique « sécurité et prévention »). A lire attentivement, ce corpus de 40 pages offre une information plus détaillée et plus complète pour satisfaire au droit à l’information préventive du citoyen. « Développer votre culture du risque et appliquer les consignes de sécurité permettra de réduire votre vulnérabilité, limiter les dégâts sur vos biens et faciliter le retour à la normale en cas d’événement majeur » énumère Aline Hanson en introduction du document. Au fil des pages, on y découvre l’organisation des secours, le PPRN (plan de prévention des risques naturels) et l’inventaire exhaustif des risques naturels et technologique.
Vendredi dernier, 265 fascicules ont déjà été distribués aux écoles venues participer aux Rencontres de la sécurité. Il en reste encore plus de 39.000 à mettre entre toutes les mains. Dans les jours qui viennent, la population ne devrait pas échapper à sa distribution.
 
* La présidente Aline Hanson étant en congés jusqu’au 26 octobre, le 1er vice-président assure l’intérim
 
 
7 catastrophes naturelles en 20 ans

Le DITRIM (document d’information territorial sur les risques majeurs) répertorie notamment les événements de ces vingt dernières années qui ont donné lieu à une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour Saint-Martin. On y retrouve évidemment les ouragans Luis (1995), Bertha (1997), Lenny (1999), José (1999), Omar (2008), la tempête Otto (2010), et l’épisode pluvieux d’octobre 2014. Selon l’intensité du phénomène ces catastrophes naturelles auront causé des inondations, des coulées de boue, des glissements ou affaissement de terrain, et des chocs mécaniques liés à l’action des vagues.
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