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Dimanche matin, une simple verbalisation pour excès de vitesse a failli tourner à la vindicte populaire sur trois militaires en service.

Il était à peu près 10 heures du matin lorsqu’une patrouille de trois gendarmes invite un contrevenant à se ranger sur le bord de la route de Coralita, cette route qui relie Oyster Pond à Quartier d’Orléans. Les militaires reprochent au jeune homme sa vitesse excessive et procèdent à la vérification du véhicule. Ils relèvent au passage quelques infractions supplémentaires. L’individu verbalisé hausse la voix, avant de quitter les lieux. Puis il revient accompagné de plusieurs personnes. Des riverains se joignent également à cette protestation improvisée et le ton continue de monter.
Selon la maréchaussée, l’individu frappe le véhicule de gendarmerie à son retour et les militaires n’ont pas d’autre alternative que de lui passer les bracelets. Les hommes en bleu se trouvent alors encerclés par une soixantaine de personnes, qui réclament la libération immédiate de l’automobiliste verbalisé et menotté. Ils essuient même des jets de pierres, tandis que la population érige deux barrages de fortune pour les empêcher de partir et la vingtaine de renforts d’arriver au contact. Encagés par la foule contrariée, les gendarmes suivent sagement les recommandations du magistrat de permanence du parquet de Basse-Terre. Ils relâchent l’individu et les remparts, dont un véhicule de chantier, s’effacent sur le champ.
 
Devant cette situation « extrêmement tendue » et par ces temps de contestation populaire, le commandant Sébastien Manzoni se dit « préoccupé » par « l’esprit vindicatif de Quartier d’Orléans. » Une enquête pour outrage et violences avec arme (jet de pierre) a été confiée à la COB de Saint-Martin.
 

 
Saint-Martin, théâtre d’une fuite rocambolesque
 
Lorsque les médias de métropole citent Saint-Martin, c’est souvent parce que notre petit territoire est associé bien malgré lui à quelques affaires pas très claires. Cette fois, l’île s’est trouvée au cœur d’un voyage un peu particulier puisque c’est de là que les deux pilotes condamnés en République dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue, se sont envolés après avoir accosté par bateau. Le site lemonde.fr rapporte que selon des sources proches du dossier, Pascal Fauret et son copilote Bruno Odos auraient embarqué en toute discrétion vendredi dernier sur un vol d’Air Caraïbes pour la Martinique, avant de regagner Paris le samedi avec Corsair. Le quotidien en ligne de l’Hexagone révèle également que cette fuite avait été revendiquée par un criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin. L’épopée aurait coûté près de 100.000 euros, enveloppe financée par « des donateurs ». Le journal Le Monde rapporte aussi que « selon une source proche du dossier, des commandos de marines et des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) seraient impliqués dans cette opération (…). Un hélicoptère avait été réservé au nom de l’eurodéputé Front national Aymeric Chauprade, pour faire diversion. Les deux Français ne sont jamais montés à bord ».
Reste à savoir, en l’absence de précisions sur le trajet aérien, si les deux « clandestins » ont quitté Saint-Martin depuis l’aéroport de Grand-Case ou celui de Juliana. A l’heure actuelle, la PAF (Police aux frontières) n’a pas été saisie. Quant à la République dominicaine, elle a indiqué avoir lancé un mandat d’arrêt international.
 

 
Un homme blessé par balle
 
Mardi midi, un homme a été admis au Sint Maarten Medical Center après avoir été blessé par balle au bras gauche et au dos. Entendu par la police locale, l’homme a déclaré se trouver dans un bar de Quartier d’Orléans lorsqu’il a été attaqué par un groupe d’inconnus et pour des raisons inexplicables. L’homme a ensuite été conduit par un ami jusqu’au centre hospitalier de la partie hollandaise. Les autorités françaises ont été informées de cet incident et continueront leur enquête lorsque la victime aura quitté l’hôpital.
 

 
Un restaurant braqué pour 50 euros

Dans la nuit de mardi à mercredi, aux alentours de 1 heure du matin, un restaurant de kebab situé en face du stade J.L. Vanterpool a été victime d’un vol à main armée. Le mode opérateur est des plus classiques : deux individus sont arrivés sur un scooter, le premier est resté au guidon de l’engin pendant que le second en est descendu et s’est fait remettre la caisse sous la menace d’une arme de poing. Le préjudice est estimé à environ 50 euros.
 

 
Watersports : 8 opérateurs contrôlés
 
Mardi, les affaires maritimes, les garde-côtes et la brigade nautique ont mené une opération conjointe de contrôle des sociétés de watersports à la Baie orientale ainsi qu’à Anse Marcel. Au total, huit opérateurs ont été visités par les services de l’Etat. Plusieurs infractions pénales et douanières ont été relevées et feront l’objet d’une régularisation ou d’une verbalisation. Aucune fermeture n’a été prononcée. Qualification, réglementation, bonne tenue des engins… Avec la saison touristique qui démarre, « il s’agit de ne pas mettre l’intégrité physique de touristes en danger », rappelle le commandant Manzoni. Le chef d’escadron prévient que d’autres contrôles de cette nature seront reconduits.
 

 
Incendie près de la pharmacie
 
En début de semaine, au milieu de la nuit, un incendie s’est déclaré à proximité de la pharmacie de Grand-Case. L’incendie serait d’origine accidentelle et se serait déclaré au niveau d’un bloc électrique voisin. Beaucoup de fumée s’est répandue jusqu’à l’officine. Celle-ci a dû être fermée temporairement pour nettoyage.
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