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Jeudi dernier, au tribunal correctionnel de Saint-Martin, plusieurs affaires de détention illégale de stupéfiants ont été jugées. A chaque fois, les prévenus ont tenté de justifier leur consommation de cannabis.

Un soir de juillet, J. B-M. circule sans ceinture et se fait contrôler par les gendarmes, sur le boulevard de Grand-Case. Lors de la fouille du véhicule, les militaires trouvent plusieurs sachets de cannabis, quatre grammes de cocaïne ainsi que des espèces. Aux forces de l’ordre, il déclarera consommer de l’herbe pour ses effets thérapeutiques. Lors de l’audience, son avocat développe cette thèse. A 16 ans, le jeune homme se serait fait percuter par un scooter alors qu’il roulait à vélo. Depuis, il ne se serait toujours pas remis de ses blessures. Sa jambe – qui a subi une fracture – le ferait grandement souffrir et il garderait quelques séquelles de son traumatisme crânien. L’avocat laisse ainsi entendre que J. B-M. fume afin de soulager sa douleur et que le cannabis fait effet de « béquille » psychologique. Pour le vice-procureur, Michaël Ohayon, il s’agit surtout de le considérer comme un “polyconsommateur”, qui a été retrouvé avec de l’herbe, de la résine de cannabis et de la cocaïne, et dit consommer de ces trois produits à seulement 21 ans. Il requiert un à deux mois de prison avec sursis avec une peine d’amende de 500 euros. Le tribunal le condamnera à trois mois de prison avec sursis et à 500 euros d’amende. La confiscation des scellés a été ordonnée, de même que celle des espèces retrouvées dans le véhicule.
Le deuxième prévenu, arrêté avec 115 grammes d’herbe de cannabis, livre des justifications pour le moins originales afin d’expliquer à sa consommation. Interpellé le 30 mai dernier par les gendarmes – qui ont fouillé son véhicule fortement imprégné d’une odeur de résine – il donne la raison de cet achat de drogue, le jour de l’audience : « c’était pour fêter mon anniversaire ! » Sauf que le prévenu soufflait sa 32e bougie vingt jours plus tard. Le prévenu poursuit : «  en fait, je travaille dans les clim’ et je fume parce que ça relève la température de mon corps », argue-t-il devant les juges. Le prévenu était impliqué dans deux affaires de détention de stupéfiants. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. La destruction des scellés a été ordonnée.
 
Un dernier prévenu, trouvé avec 60 grammes de cannabis, a été condamné à deux mois de prison avec sursis et à 300 euros d’amende.
 
 
 
Il prend la fuite pour aider sa cousine sans papier
 
Le 25 juin dernier, la Police aux frontières (PAF) procède à un contrôle au rond-point de Bellevue. Lorsqu’un ressortissant haïtien arrive au niveau des forces de l’ordre, il s’arrête et fait demi-tour, causant ainsi plusieurs troubles dans la circulation. Rattrapé par les policiers, lui et sa cousine sont interceptés. Il s’avère que le suspect conduisait sans permis français et sans assurance. A la barre, jeudi dernier, le prévenu explique avoir réagi ainsi car sa cousine n’était pas en situation régulière. Il écope de trois mois de prison avec sursis et d’une amende de 500 euros.
 
 
 
Trouble histoire de prêt de voiture
Jeudi dernier, un homme de 21 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Martin pour des faits d’abus de confiance. Une de ses voisines, résidant à Quartier d’Orléans, a porté plainte contre lui en septembre 2014 car elle s’estimait trompée : elle avait déclaré aux gendarmes avoir prêté sa voiture au jeune homme qui, désormais, ne voulait plus la lui rendre. Ce dernier aurait eu un accident avec et s’était engagé à la réparer mais aucun des travaux demandés n’avait été effectué, selon les dires de la voisine. Pendant l’audience, H. C. – ainsi que son père qui a tenté d’intervenir à de nombreuses reprises malgré les interdictions émises par le président du tribunal Gérard Egron-Reverseau – explique que le véhicule a été réparé et qu’il a été restitué. Il dit ne pas avoir pu faire les réparations tout de suite puisqu’il était souffrant. Agacé, le jeune homme ne comprend pas pourquoi il est convoqué devant le tribunal. La victime, elle, est absente et ne s’est pas constituée partie civile. Faute d’éléments tangibles, le tribunal décide la relaxe du prévenu.
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