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Entrée dans sa phase active début 2015, la troisième phase d’extension du Port de Galisbay nécessite deux nouvelles études pour peaufiner le projet de dragage.

Vingt ans après le lancement de ses activités en 1995, le Port de Galisbay a concrétisé cette année une nouvelle phase d’extension qui doit permettre de le rendre plus compétitif vis-à-vis des infrastructures de Sint Maarten et du trafic maritime régional, lequel sera boosté par le projet d’élargissement du canal de Panama. Après le lancement d’un appel d’offres international en septembre 2014, un premier marché avait ainsi été notifié début 2015 afin de concrétiser l’ambition de l’établissement portuaire. Il s’agissait alors de lancer les études pour le montage du dossier de dragage et la création d’un chenal d’accès (marché attribuée à Egis Ports) et de la réalisation d’une étude d’impact (marché attribuée à Egis Eau). « Ces études sont en bonne voie » indique le directeur du port Albéric Ellis. Mais ces travaux nécessitent le lancement de nouvelles études complémentaires : une étude géotechnique et des mesures bathymétriques. Ces travaux vont permettre « d’analyser les sols des profondeurs compte tenu du tirant d’eau escompté » rapporte M. Ellis. Un chenal d’accès, sur environ 1,8 kilomètres, va en effet être dragué pour passer de 6,5 mètres à 12 mètres de tirant d’eau. Les études devront donc permettre de déterminer jusqu’à quelle profondeur il sera effectivement possible de descendre pour concrétiser cette ambition, en livrant des analyses topographiques des fonds marins et la nature des matériaux qui seront extraits dans l’opération de dragage afin de déterminer leur usage. « Ce sable pourrait ainsi servir à l’extension des terre-pleins du port ou à renflouer certaines plages » précise le directeur du port. Le dragage du chenal d’accès suppose en effet qu’1,5 millions de mètres cube de sable seraient retirés.
 
À L’HORIZON 2018
Outre l’augmentation conséquente du tirant d’eau, le projet d’extension du port de commerce prévoit également d’allonger le terre-plein actuel sur 60.000 m2. Le chiffrage actuel de tous ces travaux, qui nécessiteront des subventions européennes, porte le coût global du projet à 30 millions d’euros. Ces grands travaux, dont le terme est escompté à l’horizon 2018, doivent permettre d’améliorer sensiblement la capacité d’accueil du port de Galisbay. Sa nouvelle configuration lui permettrait de traiter chaque année plus de 200 000 EVP (Equivalent Vingt Pieds : unité de mesure de conteneur) contre 10 000 EVP actuellement. A noter que le projet d’’extension du port de commerce prévoit aussi l’acquisition de terrains supplémentaires pour y organiser des aires de stockage.
Le développement de l’activité portuaire implique surtout la création d’une nouvelle dynamique économique créatrice d’emplois tant sur le plan de la manutention que pour gérer des contraintes administratifs plus importantes.

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