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Dans la nuit orageuse du 25 au 26 octobre, la pharmacie du village a été ravagée par un accident électrique. Le drame a été évité de justesse.

De mémoire d’électricien, « on n’a jamais vu ça ! » En tout cas, pas sur une installation électrique aux normes européennes comme celle de la Pharmacie de Grand-Case, ouverte en 2009. Et pourtant, par une sombre nuit d’orage, l’impensable s’est produit dans le local électrique de l’officine. Une auto-combustion du tableau électrique relié au câble d’alimentation EDF triphasé pourrait être à l’origine de cet accident aussi incompréhensible que dévastateur.
Confinées dans cette arrière-chambre du bâtiment par une porte anti-feu, les flammes ont chauffé les murs et le plafond en béton, transformant peu à peu la pharmacie en fournaise et les médicaments en fumée toxique. Pour se faire une idée de la chaleur ambiante, certains éléments, tels le panneau du disjoncteur électrique et une étagère de 2,50m de haut, ont été littéralement sublimés à cause de la température. Une température si élevée que les murs de la pharmacie étaient toujours chauds une semaine après les faits.
A l’extérieur, la pharmacie ne porte pratiquement aucun signe de désolation. Il y a bien cette planche en bois qui recouvre une fenêtre brisée par les pompiers. Par contre, lorsqu’on entre dans l’officine, le spectacle change du tout au tout. La boutique, si propre habituellement, est recouverte de suie du sol au plafond. Et puis il y a cette odeur tenace, qui s’accroche aux murs et à tout ce qui n’a pas fondu mais qui est à présent hors d’usage.
 
MISSION IMPOSSIBLE
Les pertes sont énormes, le chantier de remise en état s’annonce monumental, mais le propriétaire souhaite accueillir le public le plus rapidement possible. Guy Leduc s’est d’ailleurs fixé une date : le 15 janvier prochain. Soixante-dix jours pour tout rebâtir ! Le défi est ambitieux pour ne pas dire impossible. En espérant que la Pharmacie de Grand-Case puisse ouvrir ses portes rapidement, le personnel percevra une indemnité au titre de l’activité partielle pendant les six prochains mois.
 
DÉCONTAMINATION
De son côté, dans l’attente des conclusions définitives des experts en assurances, le pharmacien ne cède pas à la facilité et va de l’avant. Tous les produits, médicaments comme parapharmacie, ont déjà été triés et seront prochainement expédiés en métropole pour y être détruits et éviter ainsi qu’ils ne polluent notre environnement. Une société de décontamination est intervenue hier jeudi pour assainir l’endroit. Un compteur de chantier devrait être prochainement installé.
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