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Un jeune homme a été jugé jeudi dernier par le tribunal correctionnel après que des cartes téléphoniques prépayées aient été trouvées chez lui par la gendarmerie.

En juin 2013, un bureau de change de Marigot fait l’objet d’un vol avec effraction. De l’argent est volé, mais aussi des cartes téléphoniques prépayées, qui seront retrouvées un an plus tard lors d’une perquisition au domicile d’un jeune homme, né en 1992 à Saint-Martin et aujourd’hui sans emploi. Mais ce dernier, s’il est bien coupable de recel, ne peut pas avoir participé à ce cambriolage puisqu’il était incarcéré à la prison de Baie-Mahault au moment des faits. Comment ces cartes sont-elles arrivées chez lui ? Interrogé par le juge Égron-Reverseau, il explique qu’un garagiste auquel il avait donné 800$ lui a remboursé cette somme après ne pas avoir effectué une réparation sur sa voiture, et qu’il l’a partiellement payé avec ces cartes, pour un montant de 375 $. Il se doutait bien que ces cartes avaient été obtenues de manière frauduleuse et a été très déçu de constater qu’elles ne fonctionnaient pas sur son téléphone. Et pour cause : le commerçant a fait bloquer ces cartes après le vol. Présent à l’audience, ce professionnel veut être remboursé et demande 400 $. Le jeune homme a été condamné à deux mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve. Il devra également effectuer 105 heures de travaux d’intérêt général sur 18 mois et rembourser l’équivalent de 400$ en euros au commerçant. S’il s’acquitte bien des travaux d’intérêt général, cette condamnation ne sera pas inscrite sur son casier judiciaire.
 

 
Violent et récidiviste
 
Un habitué du tribunal correctionnel a été jugé jeudi pour avoir d’une part frappé un homme à l’aide d’une batte de base-ball en métal et d’autre part pour avoir tiré quatre coups de feu sur une autre personne.
 
Absent mais représenté par son avocate, M. a été jugé hier pour la cinquième fois et comme d’habitude, pour des faits de violence. Sa première affaire remonte à 2004. Alors qu’il était mineur, il est condamné à un an de prison ferme, une condamnation exceptionnelle pour un adolescent. Rebelote en 2005, pour les mêmes motifs. Nouvelle condamnation en 2006 : quatre ans de prison pour violence aggravée. Il remet ça en 2012 et écope de trois ans de prison pour vol avec violence, en l’espèce des coups de feu. Il est aussi connu de la justice de Sint Maarten, qui l’a également condamné. Hier, il était incriminé dans deux affaires.
 
DES FAITS D’UNE VIOLENCE EXCEPTIONNELLE
La première affaire remonte au 5 juin 2010. Ce soir-là, il attend à la sortie d’un bar de Quartier d’Orléans un rival qui coucherait avec sa concubine. Sans prononcer un mot, il lève sa batte de base-ball et l’abat de toutes ses forces en direction de la tête de sa victime, qui lève un bras pour se protéger mais va souffrir de plusieurs fractures qui nécessiteront la pose de broches. M. ne sera entendu par les gendarmes que le 16 décembre 2014 et reconnaîtra les faits. Dans son réquisitoire le procureur Michaël Ohayon constate des faits d’une violence exceptionnelle. Il a été condamné à dix-huit mois de prison ferme. Dans la seconde affaire, où il est encore question de jalousie et de sa concubine, M. a de nouveau écopé de dix-huit mois de prison ferme, cette fois pour avoir tiré plusieurs balles en direction de J.A., qui lui avait donné un coup de machette et qu’il a fort heureusement raté.  
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