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L’aéroport de Grand-Case connaît actuellement une rénovation et une réorganisation fonctionnelle complète de son aérogare construite en 2004.

Les travaux, dont le montant s’élèvent à près de 5 millions d’euros, sont financés à même hauteur par le FEDER ainsi que par SNC-Lavalin, la société en charge de la gestion de l’aéroport. Jeudi matin, en présence notamment du vice-président de la Collectivité Wendel Cocks, de la présidente de l’Office de tourisme Jeanne Rogers-Vanterpool, du chef des pompiers de l’aéroport Antonio Rollan, ainsi que des maîtres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre et de plusieurs membres du service Financement européen de la Préfecture, la direction de l’aéroport a organisé une visite du chantier.
Pour l’instant, difficile de prendre la pleine mesure du futur visage de l’aérogare tant le chantier est important. La salle d’embarquement a été réduite de moitié, les boutiques ont littéralement disparu, les comptoirs d’Air Caraïbes, d’Air Antilles Express et de St. Barth Commuter ne sont plus, l’accès à l’embarquement se fait par un chemin dérobé… Dans quelques mois, quand ils pénétreront dans l’aérogare avec son volume unique d’enregistrement, son double espace d’inspection, filtrage et émigration, son restaurant « au centre du village », ses deux fronts de collecte de bagages et ses couleurs jaunes, vertes et bleues qui rappellent le soleil, la nature et la mer des Antilles, les voyageurs auront du mal à reconnaître les lieux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
 
UNE VRAIE AÉROGARE CONVIVIALE
Pour Mongi Djouba, le directeur de l’aéroport de Grand-Case, « l’idée, c’est que les passagers aient l’impression d’une vraie aérogare conviviale » qui donne l’image d’une destination sympathique et qui surtout répond aux attentes modernes des usagers et leur donne envie de flâner et de consommer sur place en attendant leur avion. Si la superficie de l’aérogare reste inchangée (1.600m2), la réorganisation entamée offrira un exceptionnel sentiment d’espace. La sécurité et la vidéosurveillance du bâtiment seront également augmentées. D’ailleurs, par les temps qui courent et pendant toute la durée des travaux, il est impossible d’accéder au tarmac via le chantier de l’aérogare.
 
DES CRÉATIONS D’EMPLOIS
L’enjeu économique est évidemment de taille dans ce projet. Une fois le chantier livré, la capacité d’accueil passera de 200.000 voyageurs par an à plus de 300.000 grâce à ses huit banques d’enregistrement. Des emplois devraient également être créés dans un avenir proche. « La société SNC-Lavalin était sur ce projet de rénovation de l’aéroport depuis plusieurs années, rappelle Wendel Cocks, le vice-président de la Collectivité. Cela va permettre des embauches progressives et quand on connaît la situation du chômage à Saint-Martin, c’est une excellente nouvelle pour nos jeunes. »
 
AU TOUR DE LA COLLECTIVITÉ
Jeanne Rogers Vanterpool, la présidente de l’Office de tourisme, est elle aussi satisfaite de l’évolution de l’aéroport. « Nous travaillons beaucoup avec l’aéroport. Nous sommes sur les salons pour faire connaître la destination ainsi que pour négocier avec les compagnies aériennes, qui regardent de plus en plus près le développement de la partie française. Cela fait deux ou trois ans qu’on nous avait promis de le faire, ça y est les travaux ont commencé. Maintenant, il faut que la Collectivité remplisse sa part des négociations avec l’allongement de la piste. On a un potentiel qui reste à explorer. » Quant aux compagnies aériennes qui « regardent de plus en plus près » le développement de Saint-Martin, il y en aurait trois dans les tuyaux. La présidente de l’OT n’a pas souhaité faire de commentaires… pour le moment.
 
 
Une nouvelle caserne et une tour de contrôle flambant neuve
 
Outre le chantier de rénovation de l’aérogare, une caserne pour les pompiers de l’aéroport et une tour de contrôle digne de ce nom sont d’ores et déjà sorties de terre. Antonio Rollan, chef des pompiers de l’aéroport, est évidemment satisfait de ses nouvelles conditions de travail. « Depuis le passage du cyclone Luis en 1995, nous sommes dans des locaux provisoires, dans des containers. Avec l’arrivée du groupe SNC-Lavalin, on a mis en place ce projet qui est presque terminé. D’ici la fin d’année nous allons commencer l’aménagement et nous pensons être opérationnels début janvier 2016. On pourra travailler dans de bonnes conditions. » Les véhicules des hommes du feu seront également mieux protégés des intempéries, ce qui favorisera leur entretien et leur durée de vie. Au dessus de la caserne, la future tour de contrôle surplombe la piste. La hauteur de l’édifice et l’utilisation d’une antenne plus puissante permettront d’améliorer la qualité des communications audio entre la vigie et les avions. Le parking de l’aviation civile sera également agrandi.
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