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C’est dans le cadre des «Vendredis de l’export» que les deux chambres de commerce de l’île se sont rencontré vendredi dernier.

Vendredi soir, au Sand, Peggy Ann Brandon, présidente de la Chamber of Commerce and Industry (COCI) de Sint Maarten, et Jean Arnell, président de la CCISM, accompagnés de leurs équipes, ont reçu et informé les entrepreneurs de la partie française tentés par l’export. L’événement s’est ouvert sur la constatation évidente que Sint Maarten est la première destination export de Saint-Martin, que l’inverse est tout aussi vrai, mais que, comme l’a souligné Peggy Ann Brandon, «nous sommes à la fois si proches et si éloignés». Raison pour laquelle les deux chambres essaient de renforcer leur collaboration. Plusieurs thèmes ont été mis en avant tout au long de la soirée. Le premier a concerné le côté administratif lié à l’export et surtout les règles pour exporter vers Sint Maarten ou s’installer de façon légale de l’autre côté de la frontière. «Nous pouvons vous donner toutes les informations dont vous avez besoin,» assure Mme Brandon, soit au siège du 11 Cannegieter Street à Philipsburg, soit à l’annexe de Simpson Bay, près du Fish Market. De très nombreuses informations sont également disponibles sur le site de la COCI, où l’on peut, par exemple, télécharger un document détaillant la marche à suivre pour monter une société à Sint Maarten. Une possibilité qui pourra intéresser les entreprises travaillant ponctuellement à Sint Maarten.
 
UN STATUT ARTICULIER BÉNÉFIQUE POUR L’ÉCONOMIE GLOBALE
En effet, si la circulation des marchandises est libre, il n’en va pas de même pour les entreprises et leurs salariés, comme l’ont découvert à leurs dépens des prestataires de service français contrôlés et verbalisés par les services de l’immigration sur les marinas de Simpson Bay, par exemple. Les deux présidents des chambres de commerce sont tombés d’accord sur le fait qu’un statut particulier permettant aux deux parties de l’île de travailler ensemble plus facilement serait bénéfique pour l’économie globale de l’île, tout en étant bien conscients que cette décision politique prendrait du temps… si elle se concrétise. Interrogé, Jean Arnell nous a confié qu’il avait une perspective historique des échanges entre Saint-Martin et Sint Maarten, qui ont évolué au fil du temps en faveur de l’une ou l’autre partie de l’île. Pour lui, si nous sommes tous dépendants de Pointe Blanche et de Juliana, il existe des opportunités à développer, notamment vers la Martinique, «très intéressée pour s’installer à Saint-Martin». «L’objet de ces rencontres est de dire à la partie française qu’il faut s’ouvrir à toute la région. On commence aujourd’hui par Sint Maarten, en janvier ce sera le tour d’Anguilla et tout au long du premier semestre 2016, nous nous intéresserons aux îles de l’OECS*,» a-t-il conclu.
 
* L’OECS – Organisation of Eastern Caribbean States / Organisation des États de la Caraïbe orientale – comprend 9 états-membres (Antigua, Dominique, Grenade, Guadeloupe, Martinique, Montserrat, St-Kitts et Nevis, Ste-Lucie, St-Vincent) et 2 états associés (Anguilla et les Îles Vierges Britanniques).
 
 
Un guichet pour l’export
 
Le Guichet Export de la CCISM, inauguré le 16 octobre dernier, fait l’objet d’une convention entre l’État, la Collectivité de Saint-Martin, la CCISM et plusieurs partenaires publics, comme l’AFD et BPI France. Luciana Raspail, chargée de mission export à la CCISM, est l’interlocutrice privilégiée des entreprises locales souhaitant se tourner vers l’international. Tél. 05 90 87 84 42 / guichetexport@ccism.com
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