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Lundi à la Baie Orientale, Sindextour et Beach Trotters ont présenté l’ultime outil pour ramasser les algues brunes qui s’échouent régulièrement sur notre littoral.

Les sargasses n’ont qu‘à bien se tenir ! La solution contre ces satanées algues brunes vient d’arriver et s’appelle « Scarbat. » Un nom qui rappelle celui du scarabée (escarabat en catalan), puisque cette machine élaborée par Beach Trotters nous arrive tout droit de la région de Barcelone. Entièrement financé à hauteur de 65.000 euros par la société d’exploitation touristique Sindextour, titulaire de l’AOT depuis le Kontiki jusqu’au Coco Beach, le Scarbat devrait considérablement soulager les opérateurs de la zone dans leur mission d’entretien de la plage dans les dix prochaines années. Une corvée rendue particulièrement difficile ces derniers temps par les importants échouages chroniques de sargasses.
 
COMMENT ÇA MARCHE ?
A la différence des engins de chantiers, comme on avait pu en apercevoir, qui abîmaient le littoral autant qu’ils ne le nettoyaient, le Scarbat permet de collecter les algues sans en accentuer l’érosion. Grâce à un système de peigne métallique rotatif, la machine ratisse le sable et les algues qui sur son passage. Ensuite, les sargasses remontent le long d’un tapis vibrant qui fait office de tamis et qui permet de détacher le sable des végétaux aquatiques. Le sable retourne ainsi à la plage tandis que les algues finissent leur course dans une cuve de 2,5 m3, le tout à une vitesse de 4 km/h.
 
RAMASSAGE MANUEL OU MÉCANIQUE ?
Si Sindextour a fait l’acquisition du Scarbat, la société d’exploitation touristique en a confié l’exploitation à Julien Brooks, entrepreneur à Quartier d’Orléans. Quand on pense ramassage des sargasses et Quartier d’Orléans, on pense également au Centre symphorien d’insertion et à ses brigades vertes financées par l’Etat et la Collectivité. La directrice du CSI, Marie-Paule Rousseau Cornette, accueille avec prudence cette nouvelle machine. « Il sera intéressant de voir la différence entre le ramassage manuel et le ramassage mécanique. Lequel sera le plus respectueux de l’environnement ? Ont-ils tenu compte des tortues ? » s’interroge la directrice. Actuellement, les brigades vertes opèrent sur les secteurs de Cul-de-Sac, de Mont Vernon et de Coralita, où des sargasses se sont encore échouées en nombre il y a une dizaine de jours.
 
 
Le point sur les sargasses

A la semaine 47, c’est-à-dire peu de temps avant les derniers arrivages de sargasses enregistrés par les brigades vertes, la Préfecture de Saint-Martin faisait état d’une diminution des échouages d’algues sur l’ensemble des points impactés. A la Baie de Cul-de-Sac, à la Baie Lucas et à la Baie Orientale Nord, les émanations de gaz sulfuré sont inférieures au seuil de détection. Ces points font évidemment toujours l’objet d’une surveillance prioritaire à cause de la quantité d’algues et la proximité des habitations. Toutefois, suite à la diminution des algues échouées et des émanations de gaz, l’ensemble de ces points prioritaires passe à l’orange.
La Baie de l’Embouchure (Sud) et les Grandes Cayes (nord et sud) sont également classées orange mais le risque potentiel est de moindre mesure car les habitations sont éloignées. De Baie Longue à Anse Marcel ainsi qu’à la plage de Pinel, à la partie sud de la BO et au Galion, le volume d’algues est faible voire nul. Situation similaire à Lamigeot qui retrouve le vert grâce à l’absence d’échouages et d’émanations de H2S.
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