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Le premier vaccin au monde pour la prévention de la dengue développé par Sanofi Pasteur, a été autorisé au Mexique. Les pays de l’Union européenne pourraient en bénéficier début 2016.

Si le virus de la dengue se fait actuellement discret à Saint-Martin, l’île n’est jamais à l’abri de nouveaux démarrages épidémiques comme c’est actuellement le cas sur Saint-Barthélemy. Egalement connue comme « la fièvre qui brise les os », cette maladie provoque d’importantes douleurs osseuses et articulaires, qu’il vaut mieux éviter d’attraper.
Belle avancée dans la lutte contre la dengue : le 9 décembre dernier, la Commission fédérale pour la protection contre les risques sanitaires (COFEPRIS) du Mexique a approuvé le vaccin tétravalent Dengvaxia, pour la prévention de la maladie causée par les quatre sérotypes du virus, chez les préadolescents, les adolescents et les adultes âgés de 9 à 45 ans vivant dans les zones endémiques. Une étape historique pour le groupe Sanofi Pasteur, qui a dès lors formulé des demandes d’enregistrement du vaccin dans une vingtaine de pays. Au sein de l’Union européenne, le vaccin pourrait être disponible début 2016. La production de Dengvaxia a déjà débuté en France dans l’usine de Sanofi.
 « Quand Sanofi a entrepris, il y a 20 ans, de mettre au point un vaccin contre la dengue avec la communauté scientifique et les acteurs de santé publique, au niveau local et international, c’était avec l’intention de développer un vaccin innovant pour s’attaquer à ce besoin de santé publique au niveau mondial », a déclaré le Dr Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi. « Aujourd’hui, avec cette première autorisation de mise sur le marché de Dengvaxia, nous avons atteint notre but : faire de la dengue la prochaine maladie évitable par la vaccination. C’est une étape historique pour notre entreprise, pour les acteurs de santé publique et, ce qui est encore plus important, pour la moitié de la population mondiale qui vit sous la menace de la dengue. »
390 MILLIONS DE CAS PAR AN
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la progression de la dengue a été « spectaculaire » au cours de ces dernières décennies, estimant à 390 millions le nombre de cas par an. La dengue, mortelle dans moins de 1% des cas, reste cependant moins dangereuse que le paludisme. L’OMS rappelle en outre que le développement de l’urbanisation, la mobilité des populations et le changement climatique qui augmentent l’espace géographique du moustique vecteur de la dengue, ont créé les conditions favorables à l’expansion du virus. La maladie s’est ainsi propagée au point d’être désormais endémique dans 128 pays, où vivent près de 4 milliards de personnes.
Le vaccin Dengvaxia de Sanofi Pasteur est l’aboutissement de plus de vingt ans d’innovation scientifique et de collaborations, et de 25 études cliniques dans 15 pays à travers le monde. Plus de 40.000 volontaires ont participé au programme d’essais cliniques.
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