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Une large délégation saint-martinoise s’est rendue en Martinique du 2 au 5 décembre derniers afin de poursuivre les échanges avec des organisations professionnelles et les éleveurs.

Pour la délégation saint-martinoise, il s’agissait de rencontrer et échanger avec les éleveurs martiniquais autour des pratiques d’élevage, de l’alimentation et des performances atteintes par leurs exploitations ; d’affiner le modèle d’élevage saint-martinois grâce à l’échange d’expériences ; et de définir les conditions d’acquisition de reproducteurs en Martinique. « Les échanges ont été très enrichissants et l’ensemble des éleveurs de la délégation saint-martinoise dit avoir beaucoup appris durant ce déplacement » indique la CCI dans un communiqué. « Ils ont apprécié la qualité et la logique des conduites d’élevage basées sur la sélection génétique, l’amélioration de la qualité et du rendement. L’impression générale d’un certain professionnalisme est bien ancrée et les structures dédiées aux différentes étapes sont en place et a priori bien utilisées. La preuve en est : la quasi totalité des transactions de vente ou d’achat d’animaux passe par les structures professionnelles que sont les coopératives et groupements ».
Pour la CCI Saint-Martin c’est un modèle « qui inspire confiance et donne l’envie de se lancer dans l’élevage ». « Certes la race souche de femelle Brahman n’est pas des plus enveloppée en terme de squelette mais elle comporte nombres d’avantages qui tendent à la réduction des coûts de production (…). C’est un exemple à suivre et ce schéma pourrait être calqué à Saint-Martin moyennant quelques adaptations naturellement ».
 
ACQUÉRIR DES BÊTES EN MARTINIQUE
 
La délégation a dit apprécier le sérieux et la qualité du suivi génétique des animaux sur le territoire martiniquais. Les résultats obtenus sont encourageants avec des poids carcasses moyens de l’ordre de 250 à 280 Kg à 18 ~20 mois d’engraissement. « Cela suppose une certaine rigueur et une adhésion totale des éleveurs aux programmes qui ne s’obtient que dans la confiance. D’ailleurs, si un mot devait être retenu de cette mission il serait celui-là : la confiance ».
« La sélection des reproducteurs, l’acceptation des réorientations vers l’abattage, la recherche de reproducteurs endogènes suivant la méthode de l’horloge etc… autant de paramètres et de méthodes qui ont su faire l’unanimité ». La CCI Saint-Martin souhaite d’ailleurs saluer le travail effectué par l’ensemble du monde agricole et de l’élevage organisé autour de la Chambre d’Agriculture de la Martinique.
 
Sur le projet d’acquisition potentielle de bêtes en Martinique, la délégation affirme avoir été « particulièrement satisfaite » de ce déplacement qui a su prouver aux éleveurs saint-martinois qu’il y a moyen de faire mieux et autrement que les méthodes pratiquées actuellement sur notre territoire, d’autant plus e foncier est encore plus restreint qu’auparavant. La CCI Saint-Martin se dit est donc prête « à accompagner l’ADDEPAL et les éleveurs qui sont décidés à participer activement à la structuration raisonnée de la filière à Saint Martin ». Le travail est déjà engagé notamment au niveau de la logistique transport par voies maritime avec la volonté dans des termes très courts d’acquérir une trentaine de génisses, un ou deux taureaux et une dizaine de moutons « Martinique ». Un plan de financement est actuellement à l’étude et permettra dès début 2016 de concrétiser cette volonté.
La CCI Saint-Martin souhaite renouveler ses remerciements à la compagnie Air Caraïbes « pour son large soutien dans le cadre de ces déplacements ».
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