C’est officiel. La station de traitement des eaux usées de Quartier d’Orléans sera opérationnelle dans deux ans.

On l’attendait depuis des années, mais elle va nous plaire! La station de traitement des eaux usées de Quartier d’Orléans va non seulement traiter les eaux usées de Cul-de-Sac à Quartier d’Orléans, mais également proposer un parcours écologique de découverte entre les bassins de traitement et leurs plantes aquatiques, disposées à foison à la surface de l’eau. Le principe repose sur les racines des plantes, plongées jusqu’à 1,50 mètres dans l’eau, qui vont constituer un habitat favorable au développement des bactéries friandes de nos matières organiques. Le système est novateur, mais éprouvé, avec 20 ans de recul et donc assez d’expérience de la société Organica. La Collectivité et l’Établissement des eaux et de l’assainissement (EEASM) avaient été séduits par le système lors d’une visite sur le terrain dans la ville de Ludes en 2013, non sans raison. Une quarantaine de villes en métropole ont adopté ce procédé, tout comme la commune martiniquaise du Diamant.
 
PROTÉGER LES ÉCOSYSTÈMES
Nombre de ces stations sont installées en centre ville, la philosophie d’Organica étant de montrer ce que l’on préférait cacher jusque là et de rendre attractif ce que l’on trouvait rebutant. Comment ? Avec le jardin botanique, bien sûr, mais aussi parce que la structure est complètement désodorisée – les plantes en surface agissant comme une multitude de filtres à air – et insonorisée. Tout le traitement ne reposera pas sur ce système et des bassins biologiques plus traditionnels sont également prévus en amont. Les boues stockées après traitement seront transportées vers l’écosite de Grandes Cayes, tout comme la plus grande partie des déchets, composée de tout ce que l’on jette dans la cuvette de nos toilettes. La construction de la station a officiellement commencé hier, avec la pose de la première pierre. Le marché lancé en mars 2015 a été remporté par la société MSE et son groupement d’autres sociétés. La présidente Aline Hanson a déclaré que le choix de ce procédé correspondait à la politique de développement durable de la Collectivité et Louis Fleming, président de l’EEASM, a souligné qu’il était temps de remplacer la station actuelle, construite en 1983 et plus que saturée. Les eaux traitées étant destinées à être déversées dans l’étang aux Poissons, classé Ramsar, les normes les plus strictes doivent être respectées. Emmanuel Effantin, qui représentait la préfète, a d’ailleurs souligné cette nécessité de protéger les écosystèmes. 

Invité, le Premier ministre de Sint Maarten, William Marlin, a fait une courte allocation dans laquelle il a évoqué la coopération entre les deux parties de l’île, avec le projet d’une station de traitement des eaux usées non loin de Port de Plaisance, qui traiterait aussi des eaux usées françaises, en collaboration avec l’EEASM. Le gouvernement de Sint Maarten négocie actuellement la possibilité de l’achat du terrain avec la famille de Louis-Constant Fleming. 

Population équivalente desservie : 18 000 habitants
Capacité : 3 730 m3 / jour
Coût total : 13,5 M€, soit :
• Feder : 10,4 M€
• Office national de l’eau : 1,5 M€
• Collectivité : 0,8 M€
• État : 0,8 M€
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