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Le 19 novembre 2015, une jeune femme se présente à la gendarmerie et dépose plainte contre son concubin pour violences.

Il est évident qu’elle a reçu des coups au visage, aux jambes et sur le dos et le médecin qui lui a remis un certificat médical lui a accordé 7 jours d’ITT. Elle a déclaré qu’il avait tenté de l’étrangler, l’avait mise au sol et lui avait donné des coups de poing aux jambes et à la tête. Elle est retournée chez sa mère avec leur bébé, mais il est venu présenter ses excuses et elle est revenue au domicile conjugal après deux semaines d’absence.
 
Jeudi dernier, à l’audience du tribunal correctionnel, les deux concubins sont présents et l’on apprend qu’elle a retiré sa plainte et qu’elle ne demande pas de dommages et intérêts. Le juge Égron-Reverseau souligne que l’on a un témoin autre que le prévenu, ce qui est rare dans les affaires de violences conjugales. Ce témoin, le père du prévenu, est en effet arrivé chez son fils en plein milieu de la bagarre. Entendu par les gendarmes, il leur a déclaré que la victime avait sauté sur son compagnon et qu’il n’avait pas vu son fils donner de coups de poing. En réponse au juge qui lui demande si elle maintient sa version des faits, la jeune femme assure que tout s’est passé comme elle l’a dit à la gendarmerie, qu’elle demande à son compagnon d’assumer ses responsabilités et qu’elle est très choquée par les fausses déclarations du père. Interrogé par le juge, le prévenu considère qu’ils se sont frappés tous les deux et qu’elle s’est cognée en tombant. Elle réagit avec véhémence : «J’ai dû me défendre!».
 
Le procureur Michael Ohayon requiert une peine d’avertissement avec sursis après avoir adressé un message de mise en garde au couple : «Je vois qu’ils ont un bébé de onze mois et j’ai envie de leur dire qu’ils vont détruire l’enfance de leur petit s’ils continuent comme ça. Après avoir vu ses parents se battre, il va grandir et se développer en pensant que les violences sont normales, et ce sera pour la vie. (…) Il dit qu’il l’a bousculé, c’est de la violence. On peut maîtriser sa femme sans la frapper. On peut aussi quitter les lieux jusqu’à ce que l’on se calme. Pensez à votre enfant. Il y a d’autres façons de régler les conflits que la violence.» Le concubin violent a été condamné à trois mois de prison avec sursis, sur ces mots du juge : «Si vous deviez revenir, ça deviendrait très compliqué».
 

 
Un vol évité grâce à un gendarme sportif
 
Le 6 mars 2015, en fin d’après-midi, deux jeunes femmes quittent la plage du Galion et empruntent le chemin menant vers la plage de la baie Orientale. C’est là qu’elles se trouvent face à un homme qui, une grosse pierre dans la main, leur ordonne de lui donner leur sac de plage. Ce sac contient un peu d’argent et d’autres objets, mais surtout leurs deux précieux smartphones, et elles tentent de s’opposer à leur agresseur. C’est à ce moment qu’un second individu s’approche d’elles et leur demande des cigarettes. Elles imaginent que l’arrivée de cet homme va les tirer de ce mauvais pas, mais c’est exactement le contraire qui se produit puisque le quémandeur s’empare du sac et prend la fuite en courant. L’une des femmes part à sa poursuite et croise la route d’un joggeur qu’elle interpelle. Miracle, ce sportif est un gendarme en civil qui arrive à rattraper le voleur et à récupérer le sac. Seul le premier agresseur a comparu jeudi dernier devant le tribunal correctionnel.
 
À la barre, il tente de minimiser les faits en racontant une histoire compliquée et interminable et met en avant le fait que depuis les faits il a changé. Il a trouvé un emploi et travaille six jours par semaine. Mais comme le remarque le procureur Michael Ohayon, «se présenter devant deux jeunes femmes avec une pierre pour voler leur sac, ce sont des violences». Le juge Gérard Égron-Reverseau l’a condamné à six mois de prison avec sursis.
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