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Robert Romney dédicaçait samedi dernier son deuxième opus sur la langue saint-martinoise dont il revendique l’intéressante spécificité.

Le statut de l’anglais parlé à Saint-Martin a une nouvelle fois inspiré cet agrégé de la langue de Shakespeare.  Robert Romney signe un deuxième opus qui, comme son nom l’indique, met en lumière les particularismes propres à la langue locale : « From Saint-Martin talk to standard english ». Samedi l’auteur était accueilli à la Maison de la Presse pour une traditionnelle séance de dédicace qui a manifestement suscité l’intérêt du lectorat. La langue saint-martinoise, ou « saint-martinese », que M. Romney avait déjà défendu dans son premier livre « Saint-Martin Talk », constitue en effet un pan important de la culture et de l’identité locales. « Ces livres ne sont que la continuité d’une réflexion entamée il y a huit ans, lorsque j’étais alors représentant du Recteur » relate ce retraité de l’Education nationale. En préambule, le lecteur est invité à se poser quelques questions : « Quel est le statut de l’anglais de Saint-Martin ? Peut-il être considéré comme une variété de l’anglais au même titre que l’anglais propre à chacune des anciennes colonies de l’empire britannique ? »
 
UN OUVRAGE DIDACTIQUE
Robert Romney souhaite surtout que son livre constitue un outil pédagogique pour les enseignants « afin qu’ils décodent ce saint-martinese et qu’ils comprennent cette langue ». En outre, l’auteur tente de réhabiliter la langue locale pour laquelle il rejette le terme de « broken english », « à bannir » selon lui. Il aspire d’ailleurs à ce que non seulement le saint-martinese soit enseigné, mais aussi qu’il soit mieux exploité pour la maîtrise du français. Le livre relève également les erreurs courantes dont les faux-amis employés à mauvais escient, des éléments de phonétique, de grammaire, de vocabulaire ainsi que de nombreuses comparaisons avec l’anglais « standard ». « C’est un livre à portée didactique » conclut son auteur, qui annonce déjà préparer un troisième opus sur les proverbes fameux du saint-martinese. Il compte ainsi apporte sa pierre à l’édifice pour qu’un jour, l’anglais de Saint-Martin soit reconnu au plan national « au même titre que toutes les autres langues françaises ». A propos de proverbe, il en est un qu’il affectionne tout particulièrement : « Play Jackass, dey go ride yuh ».
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