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Après s’être fait un peu plus discrètes ces dernières semaines, les algues brunes sont de retour sur les rivages.
 

L’intervention des Brigades vertes sur les sites impactés, ainsi que de la machine Scarbat à Orient bay, suivies d’une accalmie sur le front des échouages, auraient presque fait oublier l’existence des sargasses. Mais les radeaux d’algues brunes charriés en mer au gré des courants continuent bel et bien de guetter le moment propice pour envahir nos rivages. A la faveur d’une forte houle de Nord qui sévit depuis lundi sur tout l’arc antillais, les sargasses ont été une fois de plus entraînées jusque sur les rivages du Nord de Saint-Martin. Depuis quelques jours, l’embarcadère de Pinel s’est peuplé d’un cordon d’algues fraîches qui ne vont pas tarder à entrer en décomposition avec leur odeur caractéristique d’hydrogène sulfuré, très gênante pour les riverains et les professionnels du site. A Baie orientale, en début de semaine, des sargasses barbotaient encore dans l’eau promettant un échouage prochain.
 
Parés contre les échouages
Vendredi prochain, la Collectivité et la préfecture présenteront un premier bilan de l’activité des Brigades vertes, recrutées fin septembre par l’association « Centre Symphorien d’Insertion » pour assurer le nettoyage des sites impactés tout au long de l’année. Les algues ainsi collectées ont depuis lors rejoint la filière déchets verts de l’écosite de Grandes Cayes. Du côté de la Baie Orientale, les exploitants peuvent bénéficier, depuis début décembre, de la fameuse machine « Scarbat » qui avait été financée par la société Sindextour, titulaire de l’AOT du Kontiki au Coco Beach, pour maintenir le site en état. Saint-Martin est donc désormais équipée pour faire face à de nouveaux échouages, dont le risque est malheureusement désormais chronique. D’autant que l’année 2016 doit susciter une vigilance particulière : au mois de mars, les spécialistes prévoient des courants en provenance du Sud favorables à l’arrivée de sargasses.
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