Les craintes de voir le virus se diffuser rapidement dans la Caraïbe semblent désormais fondées, depuis la confirmation des premiers cas autochones en Guyane et en Martinique fin décembre.

Les deux premiers cas d’infection au virus Zika ont été confirmés à l’Agence régionale de Santé Guadeloupe / Saint-Martin / Saint-Barthélemy vendredi dernier, par le Centre régional de référence des arboviroses de Marseille. Le premier cas concerne une fillette résidant en Grande-Terre (Guadeloupe), le second un homme résidant à Saint-Martin. « Il est probable que ce virus se diffuse rapidement dans les îles de la Caraïbe » indique l’Institut de veille sanitaire, qui a déjà produit son deuxième point épidémiologique où l’on observe que le Zika gagne inexorablement du terrain.
 
La Martinique est déjà bien impactée : « les indicateurs témoignent d’une circulation virale en nette augmentation ». Avec 47 cas biologiquement confirmés autochtones et 610 cas cliniquement évocateurs, l’île aux Fleurs ne peut que constater l’implantation de l’indésirable. En Guyane l’épidémie semble mieux se contenir avec 15 cas biologiquement confirmés autochtones et 12 cas importés. Quant à Saint-Martin, qui inquiète désormais les autorités sanitaires « la situation épidémiologique va être prochainement évaluée compte tenu de la récente confirmation biologique d’un cas autochtone ».
 
PRÉVENTION ET PROTECTION
L’Agence de santé rappelle les consignes de prévention et les mesures de protection essentielles pour limiter la propagation du virus. Comme pour la Dengue et le Chikungunya, priorité doit être donnée à la lutte contre les moustiques : détruire les larves ainsi que les gîtes potentiels de reproduction des moustiques autour et dans l’habitat (contrôler les citernes, supprimer les soucoupes sous les pots de fleurs, vider au moins une fois par semaine tous les récipients contenant de l’eau stagnante). Il est également vivement recommandé de se protéger des piqûres de moustiques à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs cutanés ainsi que des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson. En cas de symptômes tels qu’une éruption cutanée (exanthème maculo-papuleux, voire prurit) avec ou sans fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, conjonctivite, maux de tête, douleurs rétro-orbitaires, consultez votre médecin.
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