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La sauvegarde des milieux naturels a bien sûr été le fil conducteur de la Réserve naturelle à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des voeux, orchestrée par Harvé Viotty, le président de l’association de gestion de la Réserve.
 
 

La meilleure prise en compte d’un développement durable pour Saint-Martin a été au coeur des voeux exprimés par la Réserve naturelle vendredi soir, à l’Anse Marcel, comme elle l’a été au niveau mondial à l’issue de la COP21. L’objectif de cette conférence, comme on le sait, est de contenir au mieux le réchauffement climatique, dont l’une des menaces est la montée des eaux. « Ce n’est pas parce que nous sommes sur une petite île que nous sommes exempts des efforts nécessaires à la préservation de l’environnement, bien au contraire. Les milieux insulaires sont très fragiles, avec les plages en tête de liste, car elles sont la garantie de nos ressources touristiques et donc économiques » a indiqué Nicolas Maslach, le directeur de la Réserve.
 
Un aspect scientifique et touristique
Cette vision élargie de la protection des milieux naturels sera omniprésente au sein de l’Institut caribéen de la biodiversité insulaire, le projet qu’a lancé la Réserve et qu’elle suit pas à pas. Les délais sont respectés, le choix de l’architecte est en cours et 2016 sera l’année de la recherche de financements, publics, mais également privés, le projet offrant la possibilité de défiscaliser les investissements. La Réserve prévoit le début des travaux en 2017, pour une ouverture en 2018. Cet Institut disposera de plusieurs fonctionnalités. Scientifique d’abord, avec un volet éducatif et découverte de la biodiversité, mais également ludique, par son attrait touristique.
 
L’environnement est l’affaire de tous
Parallèlement, la Réserve travaille sur ses objectifs plus traditionnels. Romain Renoux, en charge avec Amandine Vaslet du projet BEST d’identification des enjeux en matière de biodiversité dans les quinze territoires européens de la Caraïbe, a fait le vœu d’arriver en 2016 à fédérer toujours plus de partenaires, « l’environnement n’étant pas que l’affaire de la Réserve naturelle ». Julien Chalifour, en charge du pôle scientifique, a rappelé la nécessité de protéger les plages en dehors de la Réserve, comme à Baie Longue, où 200 traces de tortues vertes venues pondre ont été relevées en 2016. Le principe de partenariat est aussi en vogue chez les gardes, avec le projet de lutte contre le singe vert, auquel sera associé l’ONCFS.
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