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Vendredi soir, 13 équipiers de la SNSM ont répondu présents pour s’entraîner lors de leur exercice mensuel, qui avait cette fois-ci la particularité d’être nocturne.

Pour les sauveteurs bénévoles, chaque exercice permet de répéter des gestes techniques parfaitement maîtrisés. Scénario de vendredi dernier : aller à la rescousse d’un bateau en panne et à la dérive. A 18h45, un appel a été lancé sur le canal 16 au CROSS Antilles-Guyane pour les informer de l’exercice. Dix équipiers de la SNSM ont ensuite quitté la marina Fort Louis à bord du Rescue Star à la recherche d’un bateau. Via VHF ils ont reçu l’appel du navire en détresse, qui a fourni sa position trente minutes avant la panne.
 
Le scénario prévoyait qu’il s’agissait d’un Contender open blanc de 12 mètres, sur lequel trois autres équipiers attendaient d’être secourus. Pas de blessés mais un problème technique de taille : ni moteur, ni électronique en état de marche à bord. Arrivés sur zone, tous les sauveteurs se sont affairés pour repérer le bateau en perdition : évaluation de la force du vent et donc de la dérive potentielle, mise en action du phare, sifflements, cris, le tout pour tenter de trouver ce bateau de couleur claire et de belle envergure dans une nuit noire, certes étoilée, mais sans lune. A 19h17 le bateau a finalement été identifié du côté de Baie Rouge. Les équipiers ont donc pu procéder à l’approche pour entamer les manœuvres de remorquage. Mais c’était sans compter le scénario de l’exercice, qui avait programmé la casse de la remorque et l’échouage du bateau. Les sauveteurs ont donc rapidement chaussé leurs palmes pour secourir les passagers du bateau qui s’étaient jetés à l’eau. A tour de rôle, les pseudo-victimes et leurs sauveteurs ont vécu l’épreuve de nager en eau profonde en pleine nuit. Peu après 20 heures, bateaux et équipiers sont revenus à quai moyennant une difficulté supplémentaire : un balisage lumineux hors-service à l’entrée de la marina Fort Louis.
 
À l’image de l’intervention du 4 février, réelle cette fois-ci, pour la récupération du trimaran Jolly Jumper en rupture de mouillage dans la baie de Marigot, la SNSM rappelle aux plaisanciers qu’en cas de double ancrage à l’avant du bateau, un revirement du vent de 180° va faire pivoter l’embarcation et faire se croiser les chaînes (si celles-ci ne sont pas regroupées), réduisant ainsi considérablement la sécurité du mouillage.
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