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L’épidémie poursuit son développement dans la Caraïbe mais les îles du Nord parviennent (encore) à contenir le virus. La vigilance porte tout particulièrement sur les femmes enceintes. 

Sept cas de Zika sont confirmés sur notre territoire au 17 février selon le dernier point épidémiologique édité par l’Institut de veille sanitaire. Parmi eux, une femme enceinte est recensée. Saint-Martin est donc passée au niveau 2 du Psage : « circulation virale autochtone débutante ». De l’autre côté de la frontière, les autorités de Sint Maarten annoncent un premier cas avéré de Zika. Saint-Barthélemy parvient encore à échapper au virus et ne compte toujours pas de cas biologiquement confirmé. « Sur ce territoire, l’épidémie de dengue se poursuit » rapporte la veille sanitaire, ce qui rend certes plus difficile le repérage clinique de cas suspects de Zika. Si vous présentez une éruption cutanée, avec ou sans fièvre, de la fatigue, des douleurs articulaires et musculaires, une conjonctivite, des maux de tête et des douleurs rétro-orbitaires, sachez qu’il s’agit peut-être de signes évocateurs du Zika.
En Martinique, île placée en phase 3a du Psage (phase épidémique appelant des mesures de gestion habituelles) le virus poursuit sa course si bien que la confirmation biologique d’une infection à Zika est désormais réservée aux femmes enceintes et aux patients avec des formes graves ou des complications. Au 14 février, l’estimation du nombre de consultations pour suspicion de Zika chez un médecin généraliste s’élevait à 6050. Depuis l’émergence virale en Martinique, l’infection a été confirmée chez 28 femmes enceintes et deux patients atteints d’une complication neurologique attribuée au Zika, le syndrome de Guillain-Barré. La Guadeloupe reste encore plus en marge de l’épidémie, avec 25 cas de Zika biologiquement confirmés au 17 février, dont deux femmes enceintes et une forme neurologique.
 
 
PROTÉGEZ-VOUS CONTRE LES MOUSTIQUES !
Les autorités sanitaires n’ont de cesse de le marteler : la clef de la lutte contre le Zika (et tous les autres arbovirus) reste la protection contre les piqûres de moustique. On agit donc pour toute la communauté en détruisant dans et autour de son domicile les gîtes larvaires qui adorent l’eau stagnante (nettoyage des gouttières, suppression des coupelles sous les plantes, élimination des déchets…). Individuellement il est recommandé de privilégier le port de vêtements longs et clairs, d’utiliser des répulsifs et de renforcer la protection des femmes enceintes.
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