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Invité par l’association des Indiens de Saint-Martin (AISM), l’ambassadeur d’Inde à Paris était en visite à Saint-Martin pour la première fois.

Arrivé vendredi et reparti lundi, son excellence le docteur Mohan Kumar aura séjourné sur notre petit caillou le temps d’un week-end prolongé. En tournée aux Antilles françaises, où la communauté indienne y est importante socialement et économiquement, l’ambassadeur a répondu positivement à l’invitation de l’AISM et de son président Peter Sadarangani. Une visite inédite pour un officiel indien de ce rang à Saint-Martin. S. E. Mohan Kumar a profité de ce voyage pour visiter l’île, rencontrer les membres de la communauté indienne ainsi que la présidente Aline Hanson et la préfète Anne Laubies. Cette venue sur notre territoire était également l’occasion pour le diplomate de renforcer les liens existants avec Saint-Martin, mais aussi de présenter un projet économique qui tient à cœur au Premier ministre indien Narendra Modi depuis son élection en 2014 : l’initiative « Make in India ».
 
Jeter des ponts
Samedi soir, à la CCISM et devant un parterre d’élus et d’acteurs économiques locaux, S. E. Mohan Kumar a donc expliqué les grands axes de cette campagne qui vise à faire de la péninsule indienne la première destination mondiale des investissements directs étrangers (IDE). Si les débouchés « industriels » semblent minces entre Saint-Martin et le deuxième pays le plus peuplé du monde, des ponts pourraient probablement voir le jour au niveau « tertiaire ». Jean Arnell, président de la CCISM, en est convaincu. « Nous sommes honorés de recevoir la visite de l’ambassadeur d’Inde à Paris. L’Inde est un pays qui a un impact économique certain sur le commerce de biens, mais surtout sur le commerce de services. On se rend compte aujourd’hui que beaucoup d’entreprises sont dirigées par des Indiens. Google, Microsoft, Adobe… Je pense qu’on peut beaucoup apprendre de l’Inde. Il y a déjà de nombreux échanges commerciaux entre l’Inde et la France dans tous les secteurs d’activité. Il faut voir maintenant par transitivité comment Saint-Martin peut tirer profit des ces relations. »
 
Partir se former en Inde
Peter Sadarangani est lui aussi ravi que l’ambassadeur ait accepté l’invitation et que lui, son épouse et le ministre consulaire de l’ambassade soient venues à la rencontre de la communauté indienne locale et des Saint-Martinois. « Sa présence signifie que la communauté indienne est assez importante, on a besoin d’échanges culturels et économiques entre notre petit territoire et la grande Inde pour en tirer des bénéfices réciproques. Notre but est d’établir des contacts, une liaison, pour tous les étudiants qui souhaitent voyager en Inde pour y suivre des formations dans des entreprises multinationales. Avec l’aide de l’ambassade, on pourra faciliter les démarches. »
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