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1500 touristes amateurs de musique électro sont présents sur l’île pour vivre la première édition du SXMusic festival.

 

Cela fait des années que Julian Arbia fomentait son projet et il ne cachait pas son enthousiasme, fin janvier, lorsqu’il est venu présenter son événement à la presse. La première édition du SXMusic festival, qui s’adresse avant tout aux amateurs de musique électro, a débuté mercredi par un set au Palm Beach. Mais nul doute que du côté de l’organisation, face aux barrages érigés sur la route de Baie Orientale, il y a eu quelques coups de sang. Car l’événement coûte la bagatelle d’un million d’euros. De plus, il aura fallu convaincre quelque 75 DJ’s, et parmi les plus en vogue, que Saint-Martin pouvait bien s’insérer dans le calendrier des destinations électro. « Tous les artistes ont répondu à l’appel » confirmait d’ailleurs Julien Arbia. Mardi, il estimait encore que « l’île a tous les atouts pour que ça soit un succès » et, croit-il, « le festival draine une population jeune et booste le tourisme ». Avec ses quelque 1500 participants venus parfois de loin (Australie, Canada, Etats-Unis, Europe…) il est certain que Saint-Martin s’offre un beau coup de projecteur. Ou tout le contraire, car il reste à souhaiter que les festivaliers qui ont dû rebrousser chemin mercredi, ou venir à pied pour les plus motivés, retenteront l’expérience l’année prochaine… Pour l’heure l’événement se poursuit jusqu’à dimanche et vous pouvez retrouver tout le programme sur www.sxmusicfestival.com.

Bon à savoir : les résidents de l’île bénéficient d’un tarif préférentiel et un pass navette permet de circuler d’un lieu à l’autre à tout moment. 

 

Le choc des cultures ?

Il est incontestable qu’un tel événement, s’il parvient à se pérenniser dans le temps selon le voeu des organisateurs, adoubés par l’Office de tourisme et la Collectivité, est un sacré bonus pour notre destination touristique. Mais manifestement, tous ne sont pas de cet avis. Mercredi, à l’heure où les barrages bloquaient l’accès à Orient Bay, on pouvait s’interroger sur le choix fait quant à la date de cette mobilisation. L’un des leaders du mouvement, Steven Patrickn a été interrogé à ce sujet. En réponse, il a affirmé : «je ne me sens pas concerné, nous avons des problèmes locaux à régler». Sur les ondes locales, on a pu par ailleurs entendre certaines voix s’élever contre ce festival, arguant que « ce n’est pas notre culture ». Une chose est sûre, le tourisme par contre, c’est notre culture… économique.

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