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Le tribunal correctionnel a fait connaître jeudi plusieurs décisions concernant des affaires examinées en début d’année, relatées dans nos éditions précédentes, mais dont le jugement avait été placé en délibéré.
 
 

3,71 g dans le sang
Déjà condamné à 4 reprises pour conduite en état d’ivresse, un cinquantenaire avait blessé une passante alors qu’il conduisait avec 3,71 grammes d’alcool dans le sang et n’avait plus de permis de conduire, le 13 juin 2015. Sa victime avait fait l’objet d’une ITT de moins de trois mois mais, plus de six mois après l’accident, continuait d’utiliser une béquille et avait du mal à se tenir debout trop longtemps. Le 4 février, le procureur Michael Ohayon avait requis un an de prison dont six mois avec sursis, mise à l’épreuve de deux ou trois ans, obligation de soins, obligation d’indemniser la victime et interdiction de fréquenter les débits de boisson.
Le juge Égron-Reverseau a suivi les réquisitions du parquet. Le prévenu a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans. Il devra indemniser sa victime et il lui est interdit de mettre les pieds dans un débit de boissons. Sa victime a été reçue dans sa constitution de partie civile et devra subir une expertise médicale qui permettra de définir à quelle somme elle peut prétendre. Il va devoir consigner 700 euros et verser 5 000 euros de provision à la personne qu’il a blessée. Après avoir lu cette sentence, le juge a rappelé à ce monsieur qu’il n’avait pas de permis de conduire et qu’il lui était interdit de prendre la route, même sur un scooter, sauf si l’engin est en-dessous de 50 cc.
 
C’est elle qui avait commencé
Le 28 janvier dernier, le tribunal correctionnel avait examiné une affaire de violence entre concubins. Tous deux nés en République Dominicaine, ils vivaient ensemble depuis trois ans au moment des faits. En octobre 2015, elle dépose plainte et explique aux gendarmes que son compagnon l’a frappée, qu’elle a riposté en s’emparant d’une barre de douche pour le frapper à son tour, puis qu’il l’a rouée de coups. Un mois plus tard, elle veut retirer sa plainte, dit qu’elle vit seule maintenant et veut juste être tranquille. Questionné par le juge, le prévenu a d’abord dit qu’il n’avait pas frappé son amie, puis a reconnu lui avoir porté deux coups avec la barre métallique, avant qu’elle ne tombe. Mais c’est elle qui avait commencé. Le tribunal l’a relaxé, le comportement de sa compagne ayant été considéré comme une provocation.  
 
On ne règle rien avec des armes
Également le 28 janvier, un homme qui clame être le soi-disant propriétaire d’une maison habitée par une personne qui s’en dit l’héritière, avait posé un cadenas sur la porte avant de menacer de mort deux autres personnes en ces termes : «J’ai une machette bien affûtée, les têtes vont voler, le sang va couler». Le juge Égron-Reverseau avait bien précisé que le tribunal n’était pas là pour débrouiller les histoires de famille mais se concentrer sur les faits, et le procureur Ohayon avait demandé une peine d’avertissement et 500 euros d’amende en ajoutant que «dans la vie, on peut avoir des litiges et des contentieux, mais on ne se présente pas avec des armes devant des personnes pour régler ses problèmes». Il a été condamné à rembourser la porte, à 500 euros d’amende et à payer les frais de justice des parties adverses.
 
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