Temps de lecture estimé : 4 minutes
Faisant suite aux blocages de la semaine dernière, la réunion entre le collectif Saint-Martin Wake Up et la Collectivité se tenait en préfecture mardi dernier.
 
 

Les premières négociations entamées le 9 mars dernier dans l’urgence du blocage par les manifestants s’étaient soldées par un échec. Tous les regards étaient donc rivés sur la réunion programmée ce mardi 15 mars. Chacune des parties a manifestement mis du temps à plier puisque les palabres, qui avaient débuté à 9h30, se sont éternisées jusqu’en début d’après-midi. Parmi les revendications du collectif Saint-Martin Wake Up, devenu le porte-parole des trois restaurateurs contestant les modalités d’exploitation des carbets, figuraient notamment la baisse des loyers, initialement fixés à 2500 euros par mois mais déjà renégociés à 2200 en janvier, et 9 mois d’exploitation « gratuite » pour compenser l’inactivité liée à la démolition des anciens baraquements et aux travaux de réhabilitation.
 
Nouvelles garanties de la COM
Au terme de la séance, Aline Hanson annonçait par voie de communiqué accorder certaines faveurs dont la durée du contrat liant les exploitants à la COM : « il n’y a pas d’objection à porter la durée de l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) pour l’ensemble des exploitants de la parcelle AW34 de 3 à 5 ans ». Cette revendication partait du principe que les travaux entrepris par les exploitants sur leurs structures respectives nécessitaient du temps pour être amortis. La présidente annonçait également que la COM s’engageait à fignoler le travail et à assurer ses missions de service public : la route d’accès entre le Galion et Orient Bay sera nivelée et elle fera ramasser les algues sargasses. « Le prestataire habituel se chargera du nettoyage de la plage » ajoute t-elle.
 
Des négociations toujours en cours
Certains points nécessiteront vraisemblablement d’autres négociations. Il a ainsi été stipulé que la COM allait résoudre « dans la prochaine quinzaine le cas particulier d’un exploitant dont l’espace attribué par AOT a été réduit ». Concernant la couverture des decks, qui avait été jugée insuffisante et nécessite de la part des restaurateurs un investissement financier, la Collectivité annonce aussi qu’elle « étudiera la question sous quinzaine ». « Les autres points de revendication seront discutés lors d’une prochaine rencontre » précisait enfin le communiqué de la présidente. Mais manifestement les 9 mois de gratuité demandés ne seront pas accordés : « la démolition des anciens carbets situés sur cette parcelle du domaine public ne pouvait donner lieu à compensation ».
 
Des tarifs non arbitraires
Aline Hanson ne mentionne pas la question de la baisse des loyers demandée par le collectif SMWU mais a semblé ne pas vouloir transiger sur ce point dans une intervention audiovisuelle diffusée ce même mardi 15 mars. La présidente s’est en effet exprimée sur la gestion du domaine public dont elle rappelait qu’il appartient  « à la Collectivité c’est-à-dire à nous tous ». Comme pour couper court aux revendications, l’édile entendait aussi rappeler que « la commune avait fixé des tarifs d’occupation qui n’ont pas été mis à jour pendant toutes ces années ce qui explique les tarifs anormalement bas pratiqués jusqu’en 2012 ».
« Notre objectif est désormais de régler les situations de nombreux occupants qui occupent sans payer. Depuis 2012, les tarifs d’occupation ont été mis à jour par la présente administration » ajoutait t-elle.
Sur les carbets de la Baie Orientale, Aline Hanson défend donc sa ligne : « les occupants de l’époque ont été consultés sur le projet dès le départ. La Collectivité s’était également engagée à leur donner la priorité lors de l’attribution des AOT. L’ordre de grandeur des tarifs était aussi connu dès le départ puisque les tarifs avaient déjà été ajustés. Les travaux devaient s’achever avant la saison touristique. Nous avons eu deux mois de retard. C’est la raison pour laquelle la Collectivité (avait) accepté de reporter la première échéance du loyer de deux mois, soit au 1er mars 2016 ».
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.