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Samedi de beau matin un séisme de magnitude 6 a été ressenti par de nombreux Saint-Martinois et une grande partie de la Caraïbe. 

Coïncidence troublante du calendrier, la forte secousse de samedi s’est produite toute juste 48 heures après l’exercice Caribe Wave qui se déroule chaque année pour préparer les équipes de sécurité civile au risque de tsunami. Rapidement, la préfecture a d’ailleurs rassuré la population via sa page Facebook, précisant que suite à ce tremblement de terre matinal « il n’y a pas de risque de tsunami à Saint-Barthélemy et Saint-Martin ».
A 7h26, la secousse qui a réveillé les dormeurs et surpris ceux qui s’affairaient déjà, a été fortement ressentie. L’observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe évoque « un séisme fort », avec une magnitude 6.0 sur l’échelle de Richter, et « identifié d’origine tectonique ». L’épicentre a été localisé à 9 kilomètres de profondeur au nord-est d’Antigua et Barbuda, soit à 218 kilomètres de Pointe-à-Pitre.
Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 2.7 mg («milli gé» est une unité d’accélération correspondant au millième de la pesanteur terrestre).
 
LE RISQUE SISMIQUE, UNE RÉALITÉ
 
Planséisme.fr rappelle bien que les Antilles françaises constituent « les territoires de France où l’aléa sismique est le plus fort ». L’arc insulaire des Petites Antilles résulte en effet du plongement de la plaque Nord-Amérique sous la plaque Caraïbe. Cette subduction active présente une vitesse de convergence de 2 cm par an. Elle provoque une déformation de la limite de ces plaques, faisant donc de notre archipel une région à fort aléa sismique. Certains séismes sont directement liés aux processus de glissement entre les deux plaques. D’autres, plus superficiels, résultent de la déformation de la plaque Caraïbe. D’autres encore résultent de la rupture de la plaque océanique plongeant sous la Caraïbe.
En 2007, le gouvernement avait adopté le Plan Séisme Antilles, qui doit permettre d’offrir la meilleure sécurité possible aux populations exposées. Un tremblement de terre étant un risque où il n’y a pas d’alerte possible, le plan se traduit principalement par des mesures de construction, reconstruction ou renforcement parasismique.
Dans son fascicule sur les mesures de prévention et de secours face aux risques majeurs (com-saint-martin.fr), la Collectivité répertorie les consignes relatives aux séismes, dont celles à suivre pendant un phénomène : à l’intérieur, se mettre près d’un mur porteur ou sous des meubles solides, s’éloigner des fenêtres ; à l’extérieur ne pas rester sous des fils électriques ou sous ce qui peut s’effondrer (corniches, toitures…) ; en voiture s’arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses.
S’il est inutile de vivre dans la paranoïa, n’oublions pas qu’une population préparée est toujours une population mieux protégée.
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