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Avec son ouvrage Tout ce qu’il ne faut pas dire, le commandant de la gendarmerie Outre-mer rompt avec son droit de réserve.

Après un premier pavé jeté dans la mare médiatique à l’été 2014, lorsqu’il avait publiquement exprimé des réserves sur la politique pénale du gouvernement face à la délinquance, le général Bertrand Soubelet refait parler de lui. Cette fois-ci, le haut gradé prend d’assaut les librairies avec une bombe au titre évocateur Tout ce qu’il ne faut pas dire, à paraître ce jeudi 24 mars et publiée aux édition Plon. L’ouvrage a même fait la couverture de la dernière édition du Figaro magazine. Noir sur blanc, le général Soubelet livre une nouvelle fois son sentiment sur la politique du gouvernement en matière de sécurité et de justice. Le militaire explique vouloir apporter sa « contribution citoyenne sans aucun esprit partisan. »
 
En publiant cette critique ouverte de la politique gouvernementale, Bertrand Soubelet s’expose à des sanctions. On se rappelle qu’en 2014, peu de temps après sa prise de parole, celui qui était numéro 3 de la gendarmerie nationale avait appris sa mutation en Outre-Mer. Denis Favier, le directeur de la gendarmerie, a d’ores et déjà commenté la publication de ce livre : « La publication du livre d’un général de gendarmerie ne peut me laisser indifférent. Je ne conçois pas que l’un des responsables de la gendarmerie accepte de telles fonctions pour les dénigrer ensuite. Il vient un moment où il faut mettre les choses au clair. »
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