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Dans le cadre de leur projet de Master, des étudiants souhaitent faire voyager jusqu’à Saint-Martin une exposition de sensibilisation à la préservation des milieux marins et à l’art des ghostnets.

Les filets fantômes (ou « ghostnets » en anglais) sont un désastre écologique pour l’environnement marin, partout dans le monde. Perdus ou abandonnés par les pêcheurs, ces déchets constituent en effet une grave menace pour la faune (animaux enchevêtrés) et les écosystèmes. Cette situation a interpellé quatre étudiants inscrit à l’université de Bretagne occidentale à Brest, en master « Management de projets internationaux multilingues » (MPIM) et qui en font fait leur projet de fin d’études : « L’océan au cœur de la vie : Ghostnets aux Antilles ». Ils envisagent de faire venir à Saint-Martin l’exposition « Ghostnets : des filets-fantômes, un art et des hommes dans le Nord de l’Australie ».
Car notre île est la terre natale de l’un de ces étudiants, Michel Zapata : « Ce projet doit présenter un aspect international et multilingue. Etant spécialisé en logistique et en communication événementielle, en tant que jeune Saint-Martinois, j’ai souhaité organiser un événement sur mon île d’origine ». Il s’est donc associé à Pénélope, Raïny, Eliska et la petite équipe a fondé l’association loi 1901 CultuWide afin de mener à bien ce projet de master, qui les accapare durant tout un semestre.
 
UNE EXPO POUR SENSIBILISER
« Nous voulons faire connaître le phénomène et les dangers qu’ils représentent » indiquent les étudiants, détaillant l’exposition Ghostnets. Celle-ci se penchera notamment sur la réutilisation artistique de ces filets par des populations autochtones d’Australie. L’exposition sera accompagnée d’un film et d’une conférence de Géraldine Le Roux, anthropologue et commissaire d’exposition. Une collaboration avec les établissements scolaires est également envisagée pour sensibiliser aux enjeux des déchets marins et pour démontrer qu’il est possible de les réutiliser : « des activités telles que le nettoyage de plages ou des ateliers de création vont être proposées à des groupes scolaires » précisent les jeunes gens.
 
UN DON À PARTIR DE 5 EUROS

Si vous êtes sensibles à l’intérêt pédagogique, environnemental et culturel de ce projet, il est possible de contribuer à son financement afin de le voir aboutir. Les étudiants ont choisi un mode de levée de fonds très en vogue : l’appel aux dons sur une plateforme participative : fr.ulule.com/environnement-cultures. Il est possible de faire un don à partir de 5 euros, et ce jusqu’au 15 avril. « L’argent récolté servira à financer la communication autour du projet, c’est-à-dire des éléments tels que des annonces publicitaires autour de l’événement. En effet, la communication est un outil indispensable à la diffusion de notre message concernant le phénomène des filets fantômes et des déchets marins qui prend de plus en plus d’envergure à l’échelle mondiale. De plus, cette somme permettra de solliciter des témoignages et d’encourager des collaborations entre chercheurs scientifiques et institutions environnementales ».

La fine équipe reçoit déjà de nombreux soutiens dont ceux de la Collectivité de Saint-Martin, la Réserve naturelle ou encore l’association Pel’Icarus. Une partie de l’exposition est actuellement accueillie à Océanopolis à Brest et l’art des Ghostnets est également présenté au Musée océanographique de Monaco jusqu’en septembre prochain.
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