Temps de lecture estimé : 4 minutes
Ce mardi à 11 heures, plus d’une cinquantaine d’équipages prendront le départ de la première journée de régate des 7èmes Voiles de Saint-Barth.

Sur les quais de Gustavia, l’effervescence est palpable. Et pour cause, les équipages engagés dans l’épreuve sont à pied d’œuvre et peaufinent les derniers détails à bord de leurs montures. Idem pour ce qui concerne l’équipe de l’organisation qui a maintenant défini le nombre de classes parmi lesquelles les bateaux seront répartis pour régater cette semaine. Au total, elles seront neuf, avec dans chacune d’entre elles des stars de la voile française et internationale. De quoi promettre de belles bagarres, d’autant que côté météo, l’entame de la course s’annonce alléchante avec une quinzaine de nœuds de vent annoncée.
 
21 PARCOURS POSSIBLES
Pour cette 7ème édition des Voiles de Saint-Barth, la direction de la course a prévu 21 parcours différents à proposer aux équipages en lice. Des tracés extrêmement variés, adaptés à chacune des classes, comme l’explique Jean Coadou, président du comité de course : « Ils affichent des longueurs comprises entre 15 et 35 milles. Ils seront choisis chaque matin avant 8h30, en fonction des conditions météo. L’une de nos priorités sera de faire en sorte qu’il n’y ait pas de croisements possibles entre les flottes aux passages de marques. » Comme lors de l’édition précédente, les départs seront donnés dans l’est du Pain de Sucre tandis que les arrivées seront jugées devant la plage du Gouverneur. « Nous avons choisi d’appliquer le même schéma qu’en 2015. Par ailleurs, nous avons décidé de lancer cinq départs différents afin d’étaler la flotte, principalement pour des raisons de sécurité. Nous débuterons par les plus lents, c’est-à-dire les CSA 4 et les Melges 24, puis nous terminerons par les multicoques », poursuit Jean Coadou.
 
DES STARS EN PAGAILLE
Outre Ken Read, parrain de cette 7ème édition des Voiles et skipper de Comanche, de très nombreux autres marins de renom s’apprêtent à participer à l’évènement. Pour en citer quelques-uns : Bouwe Bekking (Team Brunel), sept participations à la Volvo Ocean Race au compteur, Brian Thomson (Phaedo 3), détenteur du Trophée Jules Verne aux côtés de Loïck Peyron sur le Maxi Banque Populaire V depuis 2012, Guillermo Altadill (Varuna VI), deuxième de la dernière Barcelona World Race, mais aussi Peter Harrison (Sorcha), Irvine Laidlaw, Mike Topa et Matt Wachowicz (Highland Fling), Markus Wieser, Tony Rae (Momo).
Sans aucun doute, la plus grosse concentration de stars se trouvera à bord de Comanche, le 100 pieds de Jim Clark et Kristy Hinze Clark. Jugez plutôt : à bord, sont annoncés notamment Stan Honey, directeur technique de la 34e America’s Cup, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2005-200- sur ABN-AMRO puis navigateur à bord de Groupama 3 de Franck Cammas en 2010 pour le record du tour du monde, Shannon Falcone, déjà cinq campagnes de l’America’s Cup à 35 ans, ou encore Nick Dana et Tony Mutter, habitués de la Volvo Ocean Race. Côté français, là encore, il va y avoir du beau monde avec, pour ne citer qu’eux, Lionel Péan (SFS), Eric Dumont et Yves Montanari (La Bête), Marc Emig (Crédit Mutuel Maximarine), Christine Briand, Jimmy Pahun ou Jacques Caraës. Plus d’information : www.lesvoilesdesaintbarth.com
VOILE-2-VOILES-ST-BARTH-COMMANCHE-c-Christophe-Jouanny.jpg
Le maxi Commanche accueillera certainement la plus grosse concentration de stars
 

Des contrôles de jauge pour une vraie équité sportive
 
Présent à Gustavia depuis samedi, Bastien Pouthier, jaugeur CSA (Carribbean Sailing Association, jauge créée afin de promouvoir le yachting aux Caraïbes en proposant une règle de handicap facile à calculer et simple à appliquer) procède actuellement à divers contrôles à bord des bateaux des Voiles de Saint-Barth. Son but ? Assurer l’équité sportive chère aux organisateurs de l’événement et aider les concurrents à optimiser leur handicap sportif. « Je les assiste dans la limite de la jauge elle-même. Depuis mon arrivée, je mesure les bateaux qui n’ont pas de certificat, je mets à jours les attestations des équipages qui ont récemment effectué des petites modifications à bord de leur monture, puis je réalise des vérifications sur les bateaux Grand Prix (les TP 52, les Ker, les Maxi 72…) en reprenant des mesures plus précises », explique Pouthier qui travaille sur l’évolution technique de la jauge CSA depuis 2007 et maîtrise parfaitement son sujet pour repérer les éventuels « filous. » « Il existe une correction des compétiteurs entre eux mais mon travail, pendant la course, est d’aller sur l’eau est de vérifier que les équipages naviguent dans la configuration déclarée », a conclu Bastien Pouthier.
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.