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Dans le cadre de la semaine de la presse et des médias à l’Ecole, deux classes de CM2 ont reçu la visite d’un journaliste du St Martin’s Week.

À la demande du référent laïcité des Iles du Nord Jean-Luc Elice, le journaliste Hugo Mercader a accepté de se rendre mardi matin dans deux classes de CM2 pour discuter avec les élèves autour du thème « La liberté d’expression, ça s’apprend ». La première classe visitée a été celle de Marilène Mayéko, le CM2 C de l’école Hervé Williams. La seconde fut la classe de Mirna Irca, le CM2 D de l’école Marie-Amélie Leydet. Ces élèves d’une dizaine d’années, qui participent par ailleurs au projet des ambassadeurs des valeurs de la République, sont à l’origine dans leurs établissements respectifs de la rédaction d’un journal scolaire. Entre les enfants et le reporter, les échanges ont été très actifs.
 
Le journaliste du Week a tout d’abord rappelé aux enfants que « la liberté d’expression est le droit de dire ou d’écrire tout ce qu’on veut, mais pas n’importe quoi », ajoutant que « c’est une question de respect » et que la liberté d’expression est un « symbole des pays démocratiques » comme le sont la France et donc Saint-Martin. Saint-Martin, une démocratie ? Les élèves ont été surpris de l’apprendre, eux qui ont le sentiment de na pas pouvoir toujours dire tout ce qui leur traverse l’esprit. Hugo Mercader a donc détaillé les limites de la liberté d’expression : ces choses qu’un journaliste ou que n’importe quelle autre personne ne doit pas dire, écrire ou publier à la télévision, à la radio, dans les journaux ou sur internet. Pendant plus de trente minutes dans chacune des deux classes, le reporter, le référent laïcité, l’enseignante et les enfants ont réussi à aborder des notions parfois un peu compliquées telles que les injures, la diffamation, le droit à l’image, la xénophobie, l’apologie du crime et des actes terroristes…
 
En conclusion, Hugo Mercader a expliqué aux enfants de CM2 qu’à l’exception des limites qu’il a énoncées, chacun peut s’exprimer librement et que dans le cas contraire, on parlait de « censure ». Le journaliste a complété ses interventions avec un supplément de déontologie, expliquant qu’avant de dire, d’écrire ou de publier n’importe quoi, un professionnel de l’information se doit de vérifier ses sources et d’être sûr à 100% de ce qu’il avance. S’il ne l’est pas totalement, il a tout de même la liberté de s’exprimer « au conditionnel ».
 
La liberté d’expression, ça s’apprend ! Les élèves de madame Irca l’ont bien compris
 
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Les élèves n’ont pas attendu la venue d’un reporter dans leur classe pour être à l’origine de la rédaction de journaux scolaires
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