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En mars 2016 la mortalité routière est en hausse dans toute la France. Si Saint-Martin présente cette année des chiffres plus encourageants, Saint-Barthélemy affiche un premier bilan 2016 catastrophique.

Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en mars 2016, dont 12 dans un seul accident impliquant un minibus et un poids lourd dans l’Allier. Comparé au mois de mars 2015 où l’on avait déploré 225 morts sur les routes, 32 personnes supplémentaires ont été tuées en mars 2016, soit une hausse de 14,2%. Qu’en est-il dans nos îles que caractérise l’importance des comportements à risque ?
 
Pour Saint-Martin, l’année 2016 a bien mieux débuté que 2015 : pas de mort sur les routes à déplorer depuis janvier, alors que l’année dernière à la même époque, deux personnes avaient déjà perdu la vie. A Saint-Barthélemy, la préfecture déplore un bilan dramatique : « déjà trois morts depuis janvier 2016 contre un décès en 2015 sur la même période » résume le chef de cabinet de la préfète, Emmanuel Effantin. Au total en 2015, deux personnes auront perdu la vie à Saint-Barthélemy, et cinq à Saint-Martin.
 
UN TRAVAIL DE FOND
« Chaque mort est un mort de trop » scande le cabinet de la préfète. Si l’année commence mieux pour Saint-Martin, elle est en effet loin d’être terminée. « En matière de sécurité routière on fait un vrai travail de fond » veut rappeler M. Effantin. Autrement dit, une présence active sur le terrain paradoxalement pas toujours comprise de la population. Dans nos îles, s’il n’y a pas d’autoroute pour risquer des accidents spectaculaires, on relève des habitudes ancrées de conduite accidentogènes. « A Saint-Barthélemy les trois accidents mortels de cette année concernaient tous des deux-roues. On était systématiquement en présence de stupéfiants et/ou d’alcool » ajoute t-il. Conséquence : la Brigade motorisée va accentuer sa présence sur l’île voisine avec des missions plus fréquentes pour corriger le tir.
 
La question de la sécurité routière mobilise régulièrement les services de l’Etat. Il y a quelques mois, la préfecture avait opté pour une prévention innovante en diffusant des messages via sa page Facebook. Le chef de cabinet annonce une multiplication d’initiatives « pour ne pas relâcher la pression ».
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