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Le rideau est tombé sur la 7ème édition des Voiles de Saint-Barth. Dix beaux vainqueurs ont été sacrés dont l’équipage d’Island Water World en Melges 24.

La dernière journée s’annonçait déterminante et riche en suspense. Elle a tenu toutes ses promesses malgré les caprices d’Eole qui ont notamment mis les nerfs des marins à rude épreuve dans les derniers milles. Pour résumer, il fallait avoir les yeux bien ouverts mais aussi connaître un peu de réussite. Certains en ont un peu manqué, à l’image de Momo. A la bagarre pour la première place dans la classe des Maxi 1 avec Proteus, avec qui il était à égalité de points à l’aube de la dernière manche, celui-ci s’est fait piéger dans un trou sans vent à quelques mètres seulement de la ligne, offrant la victoire finale à l’équipage de George Sakellaris. Momo n’est pas le seul à avoir connu un tel sort ce samedi, pour autant, tout le monde avait le sourire au retour de mer. Impériaux, Triple Jack de Richard Wooldridge en Multi, Lazy Dog de Sergio Sagramoso en CSA 1, Eärandil de Catherine Pourre en Class 40, mais aussi Vesper en CSA 0 l’ont été cette semaine puisqu’ils n’ont pas laissé une seule miette à leurs adversaires. Voilà ce que l’on retiendra, entre autres, de cette 7ème édition qui s’est achevée de la plus belle des manières, pour le plus grand bonheur des marins, des organisateurs et des partenaires qui se sont d’ores et déjà donnés rendez-vous en 2017 !
 
Dans la classe monotype des Melges 24, le trophée est revenu à l’équipage d’Island Water World emmené par Frits Bus. Le bateau de Sint Maarten, qui a participé à toutes les éditions des Voiles de Saint-Barth, remporte la régate pour la troisième fois. « Le dernier jour de course a été très difficile, confie le skipper à l’arrivée. Nous étions trois à égalité avant le départ. Nous étions clairement tous là pour gagner. Quand nous avons appris que nous partions pour un tour de l’île, nous avons d’abord cru à une blague mais non. Ca a été très technique entre les trous de vent et le courant. Au final, nous avons été meilleurs que les autres et c’est tant mieux. Nous avons cependant eu très peur que nos concurrents reviennent sur nous lorsque nous sommes restés un peu tankés dans les derniers milles mais ça l’a fait. Ca aurait vraiment été terrible s’ils nous avaient dépassés. Au final, c’est une vraie satisfaction pour nous car, comme je l’ai dit, ça a été très serré toute la course. Vive la monotypie ! ».
 
Les affrontements sur l’eau se poursuivent même lors de la journée de repos (© Michael Gramm)
 
 
Belle bagarre en maxi 1 (© Christophe Jouany)
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