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Depuis le début de l’année, Trait d’union ouvre ses portes aux personnes victimes d’infractions pénales et les aides dans leurs démarches.

Pour son président Jean-Marie Thévenet, l’action de l’association est claire : « Nous sommes là pour aider les victimes à comprendre comment se déroule la procédure et leur expliquer tout un tas de choses. ». Si elle n’est pas la première association d’aide aux victimes de l’histoire de Saint-Martin, Trait d’union est actuellement la seule sur le territoire et compte bien pérenniser son œuvre. S’appuyant sur des spécialistes du monde juridique, judiciaire et psychologique, l’association assiste concrètement les victimes lors de chaque audience du tribunal correctionnel. Depuis sa création en janvier, Trait d’union a déjà accompagné une vingtaine de victimes et n’hésite pas à recourir au Service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions (Sarvi) et à la Commission d’indemnisation des victimes (Civi).
 
Un exemple tristement célèbre est celui de la jeune femme qui avait été grièvement blessée au visage par balles lors du Fish Day 2013. Elle, qui multipliait à ses frais les déplacements entre Saint-Martin et la métropole pour être soignée, a pu finalement obtenir une aide pour une prothèse oculaire en remplissant simplement un formulaire « Cerfa ». Encore fallait-il le savoir et c’est bien là toute l’utilité de cette jeune association d’aide aux victimes. Le procureur de Basse-Terre Samuel Finielz parle d’un « effet catalyseur avec l’ouverture de la chambre détachée du TGI de Basse-Terre » et explique qu’une assistance systématique est proposée aux victimes lors des comparutions immédiates, qu’elles aient lieu à Basse-Terre ou à Saint-Martin. Le vice-procureur Michaël Ohayon ajoute quant à lui que « le parquet a également la possibilité de saisir l’association d’aide aux victimes si des situations particulières se présentent. »
 
Inscrite au Contrat de ville signé entre l’Etat et la Collectivité en décembre dernier, l’association Trait d’union perçoit de la Préfecture une subvention via le fonds interministériel de lutte contre la délinquance. De son côté, la Collectivité lui a alloué un local à Grand-Case, voisin de celui du Conseil de quartier n°2.
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