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Jeudi dernier, plusieurs affaires ont été entendues dont celle d’un jeune homme qui faisait du stop en brandissant un couteau à la place du pouce.

« J’étais tranquille quand j’ai vu passer une voiture, alors j’ai sauté dessus avec un couteau. » Voici ce que le jeune homme âgé d’une vingtaine d’années a déclaré aux forces de l’ordre venues l’appréhender peu de temps après que celui-ci ait agressé deux touristes à Grand-Case. « Agressé », le mot est d’ailleurs peut-être un peu fort car personne n’a été blessé. L’individu, domicilié à Quartier d’Orléans et qui ne possède pas d’antécédents judiciaires, aurait plutôt « sollicité » l’aide des vacanciers à sa manière. Selon ses dires, l’homme aux couteaux – il en avait deux en sa possession lors de son interpellation – n’avait aucunement l’intention de dépouiller le couple de ses biens. « I want to go home ! J’ai pas besoin d’argent, c’est moi qui ait fait le monde ! » a t-il justifié au moment de sa déposition. Quoi de plus naturel !
 
Un argument imparable de ce « Grand créateur » qui n’a curieusement pas trouvé écho favorable auprès du juge Gérard Egron-Reverseau. Verdict : 6 mois de prison avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve de 2 ans, d’une obligation de soins et d’une interdiction de port d’arme pour celui qui a « fait le monde. »
 
UNE AMENDE QUI A DU MAL À PASSER
Une autre affaire, celle-ci pour des faits de violences n’ayant pas entrainé d’ITT, était également à l’ordre du jour. Il était reproché à l’accusée, une jeune trentenaire, d’avoir essayé de frapper son ex-compagnon G. C avec une bouteille de verre sur le lieu de travail de ce dernier. Cette agression avait déjà été sanctionnée par une amende de 100 euros et un stage. L’amende étant restée non payée et le stage non effectué, l’affaire a donc été renvoyée devant le tribunal correctionnel.
 
A la barre, la jeune femme qui n’était pas représentée par un avocat a donné sa version des faits, expliquant qu’elle était allée à la rencontre de G. C pour lui réclamer de l’argent qu’il lui devrait pour élever leur enfant. La situation se serait alors envenimée et selon l’accusée, ce serait G. C aurait tenté de la frapper avec la fameuse bouteille en verre. Un témoin de la scène a infirmé la version de l’accusée.
 
Le président du tribunal Gérard Egron-Reverseau a attiré l’attention de la prévenue sur le fait qu’on n’a « pas le droit de déranger quelqu’un sur son lieu de travail », que ce soit à Saint-Martin ou ailleurs. Celle-ci a paru étonnée et a montré des signes d’agacement. Le vice-procureur Michaël Ohayon a à son tour essayé de faire comprendre à la jeune femme qu’ « on ne peut pas se diriger vers les gens avec des morceaux de verre », ajoutant qu’ « [elle ne perdrait] pas son temps si [elle avait] payé l’amende » dans un premier temps. Reconnue coupable, l’accusée a seulement été condamnée à payer enfin l’amende de 100 euros. La partie civile n’a réclamé aucun dommages et intérêts.
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