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A compter du 2 mai, les vaccinations se feront désormais au 13 impasse Cannelle à Concordia, face à la médiathèque, au 2ème étage du bâtiment de l’Audra.

La 10ème édition de la Semaine de la vaccination, qui se tient cette année du 25 au 30 avril, est l’occasion toute trouvée pour le Centre hospitalier d’annoncer qu’à compter du 2 mai, les vaccins se feront dans un nouveau lieu qui ne se situe pas à l’hôpital mais à proximité, au 3 impasse Cannelle (face à la médiathèque), 2ème étage du bâtiment de l’Audra. Cet espace de vaccination sera ouvert les mercredis, jeudis et vendredi de 14 heures à 17 heures. A noter qu’à Saint-Barthélemy, les vaccinations se font au dispensaire / PMI les derniers jeudis et vendredis du mois, de 9 heures à 17 heures.
 
La Semaine de la vaccination est organisée à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans plus de 200 pays dans le monde pour aider les populations à mieux comprendre les bénéfices de la vaccination et faire connaître les maladies contre lesquelles elle protège. Partout en France se déroulent donc cette semaine de nombreuses manifestations et actions de sensibilisation coordonnées par le ministère de la Santé et l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). Depuis 2014, la mise à jour des vaccins est la priorité nationale retenue dans le cadre de cette campagne de santé publique intitulée « combler les lacunes en matière de vaccination ».
ÊTRE À JOUR POUR SE PROTÉGER SOI ET LES AUTRES
 
« Être à jour dans ses vaccinations, c’est être protégé toute la vie » affirme l’Inpes, rappelant sur son site que la vaccination est aujourd’hui le moyen de prévention le plus efficace pour lutter contre certaines maladies infectieuses (tétanos, rougeole, coqueluche, méningite…). Elle permet de se protéger soi-même et de protéger les autres, notamment les personnes les plus fragiles de son entourage : « La vaccination est l’un des grands succès de la santé publique. Des millions de vies ont pu être sauvées grâce à ce geste de prévention ».
 
Cette année la Semaine de la vaccination cible la mise à jour des vaccins. C’est le calendrier vaccinal, mis à jour fin mars 2016, par le ministère de la Santé sur la base des recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP), qui fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France, en fonction de leur âge.
 
Certaines vaccinations sont ainsi rendues obligatoires, d’autres sont simplement recommandées. Pour les enfants de 0 à 6 ans, la vaccination et les rappels sont obligatoires pour le DTP (Diphtérie, tétanos, polio). Si le trivalent  « rougeole / oreillons / rubéole » n’est lui pas obligatoire, il est très fortement recommandé : le virus de la rougeole, qui a fait de nombreuses victimes en France entre 2008 et 2011, continue de circuler. Cette infection virale très contagieuse touche aussi bien les tout-petits enfants que les ados et les adultes et peut causer de graves complications. La vaccination est aujourd’hui la seule protection individuelle efficace contre ce virus.  
A noter que les vaccins contre l’hépatite B, Papillomavirus humain (HPV) et Penumocoque sont également recommandés aux jeunes enfants.
 
 
LE CHIFFRE

22 millions de nourrissons dans le monde
ne bénéficient pas de vaccins, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS)
 
 
Face à la défiance, une nouvelle politique vaccinale ?

« 50 raisons de ne pas vacciner bébé », « Pourquoi ils ne font pas vacciner leurs enfants», « Le danger des vaccins petite enfance » etc. Sur la toile les théories anti-vaccins reflètent le vaste mouvement de défiance vis-à-vis de la vaccination, entre polémiques nées des profits des laboratoires et craintes liées à la santé. Un mouvement qui a connu une ampleur sans précédent l’été dernier, lorsque le célèbre cancérologue Henri Joyeux a lancé une pétition sur Internet.
Début janvier le directeur général de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) s’inquiétait de cette méfiance qui se traduit notamment par une baisse de 13% de la couverture vaccinale de la grippe saisonnière pour les plus de 65 ans. « Les bénéfices des vaccins sont plus grands que les risques qu’ils peuvent faire courir » se défendait-il. De son côté la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui avait reçu le professeur Joyeux, a présenté en début d’année un plan d’action pour la rénovation de la politique vaccinale. Décliné en 4 axes, ce plan entend agir auprès des particuliers, des professionnels de santé et des industriels, pour renforcer la confiance dans la vaccination. Il prévoit notamment le lancement d’une grande concertation citoyenne sur le sujet de la vaccination, qui aboutira en décembre prochain à une série de propositions afin d’envisager la rénovation de la politique vaccinale et évaluer le maintien ou non des vaccins obligatoires.
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