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Le Centre Symphorien d’Insertion poursuit sa mobilisation en faveur de la jeunesse pour encourager le retour à l’emploi. Dimanche dernier, Oyster Pond accueillait en masse des invités venus saluer sa dernière création : le Jardin de l’espoir

Puisqu’il s’agissait de célébrer un jardin, les récentes et généreuses pluies ne sont-elles pas un beau présage ? Croyons-le. Dimanche dernier, officiels, partenaires et amis s’étaient donnés rendez-vous sur un terrain de 10.000 m2 mis à disposition par Luc Wellington, un bon Samaritain qui entend ainsi encourager les actions du Centre Symphorien d’Insertion. Sa propriété accueille désormais le Jardin de l’espoir, chantier d’insertion porté par l’association de Quartier d’Orléans qui a mobilisé de nombreux partenaires institutionnels pour encourager les jeunes en décrochage scolaire et chômeurs de longue durée, intéressés par l’agriculture et le métier de paysagiste.  
 
Depuis juillet 2015, le Centre Symphorien d’Insertion œuvre en effet pour réinsérer les populations défavorisées afin de faire reculer chômage et délinquance. La structure a beau avoir moins d’un an, son action est pourtant déjà bien ancrée dans le territoire. Pour preuve, c’est cette même association qui a employé avec l’aide de l’Etat et de la COM, les fameuses Brigades vertes chargées du ramassage des sargasses.
 
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Photo de « famille » autour de Mme Wellington
 
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Découverte et visite de la mare
 
UNE COMMUNAUTÉ SOUDÉE
Education nationale, Préfecture, élus de la Collectivité, CCISM, Croix-Rouge, associations et restaurateurs d’Oyster Pond… Le jardin de l’espoir a reçu dimanche de très nombreux invités venus encourager le projet. Parmi les visages connus il fallait notamment compter sur la présence de la famille bienfaitrice, les Wellington, d’autant plus impliqués que le petit-fils d’Amelia et Georges, Georges-Samuel, vient de rejoindre l’aventure en tant que chef de projet architecte paysagiste en contrat CUI-CAE au sein du Centre Symphorien. Avec un encadrant de la structure, Léon Grégoire, il sera bientôt en immersion à l’INRA Guadeloupe (Institut National de Recherche Agronomique), pour renforcer son savoir-faire. Ils reviendront à Saint-Martin avec de nouvelles expériences à transmettre aux huit autres jeunes embauchés sur le jardin.
 
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Un jardin, cela s’entretien
 
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Julien Gumbs (au centre), chargé de mission filière agricole à la CCI, n’aurait pas manqué cette inauguration.
 
Depuis la fondation du Centre Symphorien d’Insertion, sa directrice Marie-Paule Rousseau-Cornette, femme à la détermination sans faille, avait également souhaité associer les habitants et les professionnels de ce secteur au projet de société qu’elle porte sur Quartier d’Orléans. Décloisonner, créer des passerelles entre les villages, tel était alors son credo. Il a pris forme dimanche dernier, lors de la création du premier panier du jardin destiné aux habitants de Quartier ainsi qu’aux restaurateurs et hôteliers d’Oyster Pond.
 
Aux confins de la partie française, Quartier d’Orléans et ses quelque 5000 habitants est inscrit – avec Sandy Ground – comme un secteur prioritaire de la Politique de la Ville, qui permet d’injecter des crédits sur les zones urbaines en difficulté. Le Centre Symphorien d’Insertion s’est clairement positionné sur des projets qui s’adressent bien souvent à la jeunesse. Parmi ses nombreuses autres actions, l’association contribue à la réinsertion des anciens détenus qui reviennent sur le territoire, propose un accompagnement scolaire pour éviter le décrochage et effectue surtout un gros travail de proximité pour aller chercher les jeunes là où ils sont : dans la rue.
 
Centre Symphorien d’Insertion

Tél. 0690 30 74 40
contact@csi-insertion.com
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