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À Saint-Martin, au 1er mai, 21 nouveaux cas confirmés de Zika ont été enregistrés totalisant ainsi 82 cas depuis l’émergence.

Au 1er mai, les indicateurs épidémiologiques montrent la stabilisation du nombre de cas cliniquement évocateurs mais également l’augmentation du nombre de confirmations biologiques et du taux de positivité à Saint Martin. Aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré à Saint-Barthélemy dont la situation épidémiologique reste au niveau 2 du Psage (programme de surveillance, d’alerte et de gestion des émergences) : cas sporadiques. Un seul cas biologiquement confirmé de Zika a été identifié à Saint-Barthélemy début avril et peu de tableaux cliniquement évocateurs de Zika sont rapportés par les médecins sentinelles.
 
29% DES ANALYSES SONT POSITIVES
À Saint-Martin, au 1er mai, 21 nouveaux cas confirmés de Zika ont été enregistrés totalisant ainsi 82 cas depuis l’émergence. D’autre part le taux de positivité enregistré sur le total des analyses est élevé et supérieur à 29% entre le 11 avril et le 1er mai. Parmi eux, deux femmes enceintes ont été recensées et prises en charge selon les recommandations. Concernant les complications neurologiques, une seule a été signalée, il s’agit de troubles neurologiques transitoires ayant conduit à l’hospitalisation, et survenus chez une personne dont l’infection par le virus a été biologiquement confirmée quelques semaines auparavant. La responsabilité de l’infection dans la survenue de cette complication n’est pas encore formellement établie.
 
3 PASSAGES AUX URGENCES SEULEMENT
Le nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de Zika vus en consultation par les médecins généralistes se stabilise depuis 3 semaines avec 20 à 30 cas hebdomadaires enregistrés. Du 25 avril au 1er mai, 23 cas ont été recensés. Par ailleurs, entre le 18 avril et le 1er mai, aucun passage aux urgences pour suspicion de Zika n’a été enregistré à l’hôpital de Marigot. Depuis le début de la circulation du virus, seulement trois passages aux urgences ont été enregistrés dont 2 chez des personnes de 15 ans et plus fin février et 1 chez une personne de moins de 15 ans début mars.

Se protéger du Zika

 
La transmission se faisant par une piqûre de moustique, la protection collective et individuelle contre les moustiques est la clé de la lutte contre le virus Zika.  
Protection collective : lutte contre les gîtes larvaires c’est-à-dire suppression de toute eau stagnante au domicile et autour.

Protection individuelle contre les piqûres :
• Privilégier le port de vêtements longs et clairs 

• Utiliser des répulsifs 

• Renforcer la protection des femmes enceintes et des malades du Zika.

Rappel sur la maladie


Les symptômes du Zika se caractérisent par une éruption cutanée (exanthème maculo- papuleux) avec ou sans fièvre. D’autres signes ont été décrits tels que : fatigue, douleurs musculaires et articulaires, conjonctivite, maux de tête et douleurs rétro- orbitaires. Un grand nombre de personnes infectées ne vont présenter aucun symptôme (de l’ordre de 80 %). Le traitement est symptomatique et la guérison intervient au bout de quelques jours dans la grande majorité des cas. Cependant, des complications neurologiques peuvent apparaître notamment le syndrome de Guillain-Barré, maladie caractérisée par une atteinte des nerfs périphériques, qui a été décrit au Brésil et en Polynésie française. Dans ces territoires, des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra-utérin ont également été observées chez des fœtus et des nouveaux nés de mères enceintes pendant la période.

Le zika ailleurs
 
L’épidémie de Zika en Martinique se poursuit avec une stabilisation des indicateurs épidémiologiques. La Martinique est placée en phase 3a du programme de surveillance, d’alerte et de gestion des émergences (Psage), soit «phase épidémique appelant des mesures de gestion habituelles» depuis le 20 janvier 2016.
La Guadeloupe enregistre une augmentation des indicateurs et est passée en phase 3a du Psage depuis le 29 avril 2016.
La Guyane est placée en phase 3 (épidémie) du Psage sur les secteurs du littoral depuis le 22 janvier dernier et de l’Oyapock le 1er avril. Le 4 mars, le secteur du Maroni et le 1er avril l’Intérieur-Est de la Guyane sont passés au niveau 2 (transmission autochtone débutante) du Psage.
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