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Après la Martinique et Saint-Martin, le conseil de gestion du sanctuaire Agoa s’est réuni le 27 avril en Guadeloupe, dans la commune du Gosier.

Ses membres ont élu Maurice Bonté vice-président du sanctuaire, en sa qualité de président de l’association des maires de Martinique, avant de passer à l’ordre du jour. Le premier point a été l’utilisation d’outils acoustiques car n’étant pas sans effet sur les mammifères marins. Le conseil a dû donner son avis sur la campagne de recherche Caseis, qui vise à retrouver la trace des grands séismes de la région et à mieux comprendre le cycle sismique. L’avis rendu a été favorable, sous condition de la mise en place d’une procédure douce d’effarouchement des cétacés avant chaque utilisation des canons à air.
Groupe de dauphins d’Electre (Peponocephala electra), espèce menacée d’après la liste rouge de l’IUCN © Jordane Chazal / OMMAG
Groupe de dauphins d’Electre (Peponocephala electra), espèce menacée d’après la liste rouge de l’IUCN © Jordane Chazal / OMMAG

L’un des objectifs du sanctuaire Agoa étant d’étendre la protection des mammifères marins au delà des Antilles françaises, la commission de coopération internationale planifie d’ores et déjà de mettre à profit la prochaine rencontre des États de la Caraïbe en Guadeloupe en octobre prochain pour inciter et accompagner les autres territoires dans cette une démarche identique. Quant à la commission « observation commerciale des cétacés et encadrement » –  qui réunit les sociétés commerciales de Guadeloupe, de Martinique et de Saint-Martin, mais aussi les gestionnaires d’aires marines protégées et les administrations concernées – elle continue de travailler sur le projet de mieux appréhender et encadrer les pratiques d’observation des mammifères marins au sein du sanctuaire. Pour rappel, plus de vingt-neuf opérateurs de whalewatching exercent leur activité au sein d’Agoa. L’idée est donc de mettre en place de véritables outils de gestion des activités d’observation, qui pourront aller de la réglementation à la création d’un label.


Couvrant 143 256 km2 et dédié à la préservation des mammifères marins, le sanctuaire Agoa est l’une des plus grandes aires marines protégées françaises. Son conseil de gestion rassemble 53 membres – élus, pêcheurs professionnels, usagers de loisirs, opérateurs touristiques, associations de protection de l’environnement, gestionnaires d’aires marines protégées, experts et services de l’État – et se réunit deux fois par an. Le prochain conseil devrait avoir lieu en Martinique en novembre 2016.


Le sanctuaire Agoa
Couvrant 143 256 km2 et dédié à la préservation des mammifères marins, le sanctuaire Agoa est l’une des plus grandes aires marines protégées françaises. Son conseil de gestion rassemble 53 membres – élus, pêcheurs professionnels, usagers de loisirs, opérateurs touristiques, associations de protection de l’environnement, gestionnaires d’aires marines protégées, experts et services de l’État – et se réunit deux fois par an. Le prochain conseil devrait avoir lieu en Martinique en novembre 2016.
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