Temps de lecture estimé : 3 minutes
Suite « aux déclarations mensongères » de Daniel Gibbs parues dans notre édition du 22 avril 2016, l’ancien conseiller territorial veut « clarifier le débat. »

Dans sa publication, monsieur le député m’a accusé de malhonnêteté intellectuelle. Aussi, il  déclare que je me suis illustré par mon absence totale de travail lorsque  j’assumais la présidence de la commission du bilinguisme, sous la mandature précédente. J’ai  relevé en dernier  lieu, son souhait de vouloir  me donner une leçon, relative au dossier d’évolution statutaire de  Saint-Martin. Face à ses arguments fallacieux et calomnieux que je réfute catégoriquement, j’ai décidé d’apporter les éclaircissements suivants. »
« En premier lieu, je  précise que je n’ai pas de leçon à recevoir de M. Gibbs  qui  s’est illustré par un engagement timoré dans le combat pour le changement statutaire. Ardent défenseur de l’article 74 pour Saint-Martin, j’ai prôné l’autonomie politique la plus large possible pour notre territoire, ainsi qu’une meilleure organisation des services de l’état, chaque service disposant d’une certaine autonomie et d’une  enveloppe budgétaire digne de ce nom. »
« En deuxième lieu, je mets  au défi  Monsieur Gibbs  de relever  une seule phrase dans mes propos qui porte atteinte à son honneur. J’affirme avoir défendu  objectivement mes propres convictions et valeurs dans ma publication. A  l’heure où les évaluations révèlent des résultats catastrophiques pour Saint-Martin, j’insiste fortement encore sur la nécessité de mettre en œuvre une véritable politique publique éducative sur le territoire.  Je défends en priorité, la construction d’un centre socio-éducatif, projet approuvé par le président de la République lors de son passage à Saint-Martin le 8 Mai 2015. J’estime que nous avons le devoir et  l’obligation morale de nous préoccuper de cette frange de la jeunesse,  complètement  déboussolée  et qui est en grande souffrance morale. La priorité doit être donnée à la mise en place d’une structure et de dispositifs capables de briser le cycle de la délinquance et de l’insécurité.  Dans l’attente de cette construction, il me parait judicieux et pertinent de demander une aide à l’Etat pour les familles en difficulté, afin qu’elles puissent rendre visite à un membre  détenu en Guadeloupe. »
« En troisième lieu, j’accuse monsieur le député d’avoir tenu des propos calomnieux et  mensongers à mon égard. Pour illustrer mes propos, j’apporte les précisions suivantes. Par courrier en date du 10 décembre 2010, le président en exercice, Frantz Gumbs, m’a confié la responsabilité de conduire les travaux de la commission ad-hoc sur le bilinguisme. J’ai accepté cette  mission  avec enthousiasme et gratitude. Animé par le sens de la responsabilité, j’ai  réuni autour de moi tous ceux  qui étaient préoccupés par cette problématique. Après quelques mois de réflexion et d’analyse, nous avons remis au président un document qu’il a inscrit à l’ordre du jour de la réunion du conseil territorial le 27 octobre 2011. Je rappelle que monsieur le député a été présent dans la salle de délibération lors du débat sur les différentes propositions formulées par notre commission. Ces informations peuvent être  vérifiées  dans le journal official n° 29 de la Collectivité. »
« Pour conclure, je demande à monsieur le député de tout mettre en œuvre afin de relever le débat à l’approche des élections territoriales et nationales, et d’arrêter de sombrer dans la calomnie. »
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.