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Mis en cause dans une affaire qui touche le peloton guadeloupéen, le Saint-Martinois réfute les « informations calomnieuses » portées à son encontre.

Dans notre précédente édition, nous vous faisions part de certaines accusations de dopage au sein du peloton guadeloupéen. Ces informations avaient été rapportées sur la radio Guadeloupe 1ère notamment par le journaliste Daniel Marius. Ce dernier se serait basé sur un rapport de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) daté du 29 avril et dans lequel on découvrirait le nom de 7 coureurs récemment contrôlés positifs. Parmi les noms figurerait celui du sociétaire du Gwada Bikers Jean-Marie Poyo, dépeint comme un récidiviste et un fournisseur.
 
Le coureur saint-martinois a donc décidé de « contre-attaquer » suite aux « informations calomnieuses » portées à son encontre et a adressé aux médias un communiqué de presse. « Contrairement aux informations données, le taux de positivité indiqué par ce journaliste est totalement fantaisiste. Il suffit d’avoir été scolarisé dans une école primaire pour s’apercevoir que 6 échantillons douteux sur 99 coureurs donnent un taux de positivité de 5,94 % et non de 16,60 % comme indiqué de manière extraordinaire. » Un résultat vraiment extraordinaire ? Pas si sûr ! Si le peloton était bel et bien composé de 99 coureurs lors de la dernière étape du Grand Prix de la CANBT, seuls 42 cyclistes ont été contrôlés et 7 d’entre eux auraient été pris par la patrouille. 7 x 100 : 42 = 16,67. Le taux de positivité n’était donc pas si fantaisiste que ça. Pour info, le taux de positivité à l’échelle nationale est compris entre 1% et 2%.
 
POYO NIE EN BLOC
Jean-Marie Poyo garantit sur son honneur qu’il ne fera l’objet d’aucune poursuite devant un tribunal correctionnel, « n’en déplaise à monsieur Daniel Marius et sa clique. » « En outre, je ne peux as être qualifié de récidiviste puisque je n’ai jamais été contrôlé positif. (…) Je n’ai pas non plus été un fournisseur avec un stock à mon domicile alimenté par des infirmières libérales. (…) Je n’ai pas non plus l’habitude de me dérober. (…) Je n’ai jamais fait de don de sang ou pratiqué de saignées. »
 
VIOLATION DU SECRET D’ENQUÊTE
« Nous allons donc maintenant jouer au jeu de l’ ’arroseur arrosé’ puisque je dépose une plainte pénale contre X pour violation du secret de l’enquête auprès du procureur de la République de Ponte-à-Pitre. Plusieurs éléments concordants me permettent de d’affirmer que cette violation a été réalisée dans une administration de Pointe-à-Pitre. Il est en effet inadmissible que certains journalistes mal intentionnés s’acoquinent avec des services de police judiciaire pour divulguer des informations graves complètement vidées de leur sens et qu’il leur soit communiqué un rapport secret de l’AFLD qui ne dit absolument pas ce qui a été dit et écrit par Guadeloupe 1ère sous la signature de monsieur Daniel Marius. »
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