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Puisque le changement de date de commémoration à Saint-Martin a été adopté le 5 novembre dernier, la prochaine cérémonie devrait être le 28 mai 2017.

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Un parterre de VIP
 
Vendredi matin au rond-point d’Agrément, Lady Liberty a reçu la visite d’une centaine d’officiels et d’invités d’honneur à l’occasion du 168ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Dans son allocution, la présidente de la Collectivité a souhaité, au-delà du traditionnel « devoir de mémoire », que Saint-Martin accomplisse « son devoir d’histoire », ajoutant que « les peuples sans histoire sont des peuples sans avenir » et que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre ». Les grands maîtres de la pensée que sont Aimé Césaire et Karl Marx n’auraient certainement pas mieux dit.
 
Aline Hanson a naturellement salué Daniella Jeffry dont les recherches historiques, confirmées par les Archives territoriales, font du 28 mai 1848 la date de proclamation effective de l’abolition de l’esclavage sur le territoire, au lieu du 27 mai 1848 en Guadeloupe. La présidente de la Collectivité s’est d’ailleurs permise d’emprunter quelques extraits des travaux de l’historienne : « Le 28 mai 1848, le grand acte fut proclamé. Les nouveaux affranchis ont tous quitté les habitations, abandonné la culture, pour aller dans la partie hollandaise ramasser du sel. Pourrions-nous les en blâmer ? Libres, ils allaient chercher un salaire que nous ne pouvions leur donner. » Désormais Saint-Martin est suspendu à un décret ministériel qui devrait « entériner la date du 28 mai comme date de commémoration de l’abolition de l’esclavage à Saint-Martin et jour férié officiel », a ajouté l’édile.
 
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De la danse avec la troupe de Deyon Bovel
 
« UN ARBRE SANS RACINE »
 
Après avoir rappelé qu’au XXIe siècle, la traite humaine reste une réalité dans certaines parties du monde, Aline Hanson a conclu son speech avec « a few words in english » et notamment une citation de Marcus Garvey, journaliste jamaïcain du début du XXe siècle, fondateur de la compagnie maritime Black Star Line et figure prophétique du mouvement Rastafari : « A people without the knowledge of their past history, origin and culture is like a tree without roots. » Encore un peu et on se serait cru à un concert de Bob Marley ou de Burning Spear. Le public en moins. En effet, on peut regretter que la population n’ait que peu répondu à l’appel de la commémoration de l’abolition de l’esclavage.
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