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Elle est née à Saint-Martin il y a quatorze ans, danse depuis qu’elle a six ans et entre en septembre au Conservatoire national de danse de Strasbourg.

Quand on est danseuse et que la passion de la danse est si forte que l’on veut en faire son métier, c’est à 14 ans qu’il faut se décider et faire le choix de se consacrer corps et âme à cet art difficile, car après il est trop tard. C’est le choix que vient de faire Alizée Leman, admise en section « danse contemporaine » dès son passage devant le jury au Conservatoire national de Strasbourg, l’un des conservatoires les plus réputés de France. La danse, Alizée l’a dans ses gènes. Une maman danseuse professionnelle, Maryline Jouvenet, qui avait fait un choix identique au même âge, lui a montré le chemin. Alizée commence la danse classique à 6 ans, ajoute le jazz à 7 ans et vers l’âge de 11 ans découvre le contemporain. « Quand je danse, je ne pense qu’à ça, je n’ai pas envie que ce moment s’arrête, je voudrais qu’il soit infini », nous confie-t-elle.
 
Sa maman et ses trois autres professeurs de Temps Danse Académie, Peggy Oulerich (contemporain), Évelyne Bautru (classique et contemporain) et Eolia Ada (jazz), lui ont permis de rencontrer toutes sortes de danses ainsi que le hip hop, la salsa, la danse africaine, au cours de stage de danse. Mais c’est le contemporain qui la passionne, « parce qu’on transmet ses émotions, qu’on se laisse porter par l’énergie et que c’est plus libre que le classique. Mais une bonne base de danse classique est indispensable pour faire ce que l’on veut. »
 
PARTIR POUR ÉVOLUER
 
Elle s’est donnée les moyens de vivre sa passion, en suivant sept heures de cours de danse chaque semaine et en s’enfermant dans sa chambre le week-end et le mercredi après-midi pour faire ses devoirs. La vie d’Alizée va changer dans trois mois, avec 10 à 12 heures de danse par semaine, en plus d’une scolarité normale de lycéenne qui entre en seconde scientifique, avec aménagement d’horaires. Elle vivra à l’internat du Conservatoire jusqu’au bac et sait déjà qu’elle partagera sa chambre avec une autre jeune danseuse. Son rêve ? Après trois ans d’étude, devenir professionnelle et être intégrée dans une compagnie internationale à l’étranger. Pour évoluer, il faut partir. C’est elle qui le dit et on lui souhaite de vivre son rêve jusqu’au bout. Mais elle souhaite revenir pour partager sa passion et son expérience sur son île de naissance, Saint-Martin.  
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