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Depuis le 1er juin et jusqu’au 30 novembre, le bassin Atlantique va être concerné par la formation de phénomènes cycloniques. Chacun est donc tenu de vérifier son niveau de préparation, d’autant que les prévisions ont été revues à la hausse.

Fin de la saison cyclonique dans 180 jours… Les autorités se tiennent prêtes ainsi qu’elles l’ont rappelé lors de la grand-messe annuelle qui précède le come back de la saison cyclonique : le 20 mai dernier, tous les acteurs de la sécurité et de la prévention des risques naturels ont fait l’inventaire des matériels et des moyens d’intervention à disposition, lors d’une réunion en l’hôtel de la Collectivité présidée par Aline Hanson.
 
Et vous, êtes-vous prêts ? Les autorités ne peuvent en effet se substituer aux initiatives individuelles et la population est invitée à s’organiser dès à présent, sans attendre l’affolement général qui préside à l’annonce d’un éventuel phénomène. Certes sur nos terres, le ciel s’agite généralement à partir de la fin août. Mais le cyclone Bertha, qui s’est abattu sur l’île le 8 juillet 1996, reste cette exception qui confirme la règle d’or : être prêt à tout moment. L’adage vaut également au point fort de l’activité cyclonique : le 13 octobre 2014, l’ouragan Gonzalo annoncé comme une simple tempête, aura donné une sacré bonne leçon.
 
PROVISIONS ET GRAND MÉNAGE
Ceux qui en ont l’expérience le savent : toute approche de phénomène cyclonique suscite une frénésie consumériste dans les supermarchés, si bien qu’à ce moment là les retardataires peinent à trouver certaines nécessités de base. Il convient donc de vérifier ses stocks, tant alimentaires (conserves, eau, lait en poudre, nourriture pour animaux…) que matériels (scotch chatterton, radio à piles, trousse de secours, outillage, javel, bâches, allumettes, etc). Dans notre édition annuelle « Spécial cyclone » à paraître sous peu, vous retrouverez la liste de ces indispensables à vous procurer dès le début de chaque saison cyclonique. Evidemment, c’est aussi le moment opportun pour vérifier l’état de sa toiture et si nécessaire, faire resserrer les tirefonds. L’enlèvement des déchets dangereux, qui reste une évidence tout au long de l’année, s’impose également dès à présent.
 
PRÉVISIONS À LA HAUSSE
Augmentation de la température de la surface de la mer et développement du phénomène La Niña, le tout favorisant les alizés et les vents tourbillonnants: les prévisionnistes ont revu leur copie fin mai et estiment que la saison cyclonique du bassin Atlantique sera finalement un peu plus active que la moyenne. Le TSR (Tropical Storm Risk) table donc désormais sur 17 tempêtes nommées (contre 12 initialement prévues), 9 ouragans (contre 6) et 4 ouragans majeurs (contre 2). Rapellons à toutes fins utiles que ces estimations ne signifient pas qu’autant de phénomènes frapperont nos îles : une fois formé, le cyclone suit ensuite une trajectoire plus ou moins volatile le conduisant dans le meilleur des cas loin de nos terres ; ou bien il se dégonfle à l’instar de l’incomparable Danny en août dernier, passant d’un ouragan de catégorie 3 à un rien du tout grâce à des conditions favorables à sa dissipation, d’ailleurs prévues par les métérologues.
 
Pour suivre de près l’évolution des phénomènes durant la saison cyclonique, l’incontournable site sxmcyclone.com propose de s’abonner pour recevoir des alertes par e-mail. Depuis l’année dernière, il est également possible de souscrire à un abonnement sms qui permet de recevoir les infos sur son téléphone portable moyennant 15 €. Météo France et la page Facebook de la préfecture des îles du Nord restent enfin les sources de référence pour suivre les alertes.


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