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Dans le bras de fer qui opposait les propriétaires de 9 des 11 clubs pour adultes et le gouvernement du côté hollandais, le tribunal de première instance a donné raison aux tenanciers.

Vendredi dernier, la Justice a notamment reproché au gouvernement le gel brutal des permis de séjour et de travail accordés aux danseuses sans que ne soit mis en place un processus de transition. « Le gouvernement a désormais 3 semaines pour pondre une alternative, sans quoi il sera obligé de payer des pénalités pour chaque jour de retard », affirme une source proche du dossier.
 
Ce gel des permis de séjour et de travail avait été décidé et appliqué par le gouvernement de Sint Maarten depuis la fin 2015 afin d’être en règle avec le droit international et de ne pas être accusé de « favoriser l’esclavage humain » sur son territoire.
 
Compte tenu de la récente décision de justice, le gouvernement de Sint Maarten a donc été ordonné de poursuivre le traitement des permis de travail pour les travailleurs du sexe. Afin d’assurer qu’il ne favorise pas la traite des personnes, le gouvernement travaille sur une approche pour réglementer les travailleurs du sexe, a informé le ministre de la Santé Emil Lee, mercredi, au point de presse. Il a déclaré que son ministère a d’ores et déjà commencé des recherches sur les options envisageables. « Curaçao, Aruba et Bonaire ont toutes les industries du sexe. Nous allons d’abord commencer par puiser dans nos ressources des Antilles néerlandaises pour voir comment ils traitent la question dans leur système juridique. »
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