Evolution du nombre hebdomadaire de cas biologiquement confirmés et de cas cliniquement évocateurs à Saint-Martin, entre janvier et mai 2016.
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Avec la confirmation de 36 nouveaux cas, le virus poursuit la percée entamée au mois de janvier à Saint-Martin.

Depuis son entrée sur le territoire à la mi-janvier, le Zika a d’abord connu une lente évolution, avant de se propager plus rapidement depuis début mai, à la faveur d’une météo pluvieuse augmentant le risque de voir se développer les gîtes larvaires, nids à moustiques qui permettent leur prolifération. Selon le dernier point épidémiologique rendu public par l’Institut de veille sanitaire (InVS), à la fin mai Saint-Martin totalisait 145 cas de Zika biologiquement confirmés depuis le début de l’émergence, dont quatre femmes enceintes recensées et prises en charge selon les recommandations, compte tenu du risque de malformation pour le bébé (microcéphalie).

Evolution du nombre hebdomadaire de cas biologiquement confirmés et de cas cliniquement évocateurs à Saint-Martin, entre janvier et mai 2016.
Evolution du nombre hebdomadaire de cas biologiquement confirmés et de cas cliniquement évocateurs à Saint-Martin, entre janvier et mai 2016.

Le nombre de consultations chez le médecin généraliste pour des cas cliniquement évocateurs de Zika poursuit sa phase de croissance avec 105 cas estimés au cours de la dernière semaine de mai (semaine 21). Au cours de la troisième semaine de mai (semaine 20), trois nouveaux passages aux urgences ont été enregistrés dont deux concernant des adultes et un concernant une personne de moins de 15 ans. Depuis le début de la circulation virale, sept passages ont été recensés dont cinq concernent des personnes de 15 ans et plus et deux concernent des personnes de moins de 15 ans.

Saint-Barthélemy, longtemps épargnée par le Zika (mais pas par la Dengue), doit désormais se résoudre à vivre avec : cinq nouveaux cas y ont été enregistrés le mois dernier, ce qui porte à douze le nombre de personnes infectées par le moustique sur l’île voisine.
Pour Saint Martin et Saint-Barthélemy, la CIRE – cellule interrégionale d’épidémiologie – rappelle que tout médecin (clinicien ou biologiste) voyant en consultation un cas suspect de Zika doit prescrire une recherche selon les modalités diagnostiques préconisées qui indiquent notamment l’identification des trois virus – dengue, chikungunya, zika – sur le sujet.
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