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Ce jeudi et ce vendredi à la MJC de Sandy Ground, l’EEASM organise ses premières journées d’information sur le thème de l’eau. 

Présenter les différents acteurs économiques, informer sur les techniques utilisées et sensibiliser la population sur les problèmes, telles sont les ambitions de ces premières Journées de l’eau organisées par l’établissement de l’eau et de l’assainissement de Saint-Martin (EEASM). Cette opération, aussi bien destinée aux usagers, qu’aux entreprises et au public scolaire, s’articulera autour de plusieurs conférences débats sur le thème de l’eau et de l’assainissement, ainsi que sur les spécificités en matière de distribution d’eau potable et de traitement des eaux usées sur l’île de Saint-Martin.
 
Des échanges sont naturellement prévus avec les entreprises locales, nationales et internationales invitées. En ce sens, un village installé à la MJC de Sandy Ground doté de nombreux stands accueillera les entreprises afin qu’elles se fassent connaître du public. Autant d’occasions pour les habitants de Saint-Martin de venir se renseigner sur les techniques d’économie de l’eau et l’assainissement afin d’adopter les bons gestes pour un futur durable. Par ailleurs, des activités de découvertes du patrimoine lié à l’eau et de sensibilisation à cette ressource seront proposées : visite de la réserve naturelle de la mare Baie Lucas, classée RAMSAR, et de la station de traitement des eaux usées d’Oyster Pond ; visite de l’usine de dessalement ; atelier de découverte er de sensibilisation avec l’équipe de SPANC de Saint-Martin de l’assainissement non collectif.
 
DES EXEMPLES À SUIVRE
Dans les Outre-mer, de nombreuses collectivités expérimentent déjà des solutions pour améliorer la gestion de leur ressource. Outre la création d’un nouveau réservoir au Mont des Accords et la mise en place de 13 régulateurs de pression télégérés, Saint-Martin s’est aussi engagée dans une politique de réduction drastique des fuites. Les renouvellements ciblés du réseau ont notamment permis de noter de faire passer les fuites de 210 m3 par heure à 70 m3 par heure.
 
En Guadeloupe, où l’eau est abondante mais vient parfois étrangement à manquer au robinet, un programme pilote 
de recherche sur l’assainissement des eaux usées adapté au contexte tropical par traitements extensifs des végétaux teste à Petit-Canal une installation de filtres plantés de roseaux. Basée sur l’optimisation des processus naturels, cette technique d’épuration sobre en énergie permet de limiter les rejets azotés en milieu naturel. Ce projet a reçu le grand prix du génie écologique. La Martinique, la Guyane la Réunion et Mayotte possèdent également leurs propres programmes.
 
 
Au programme des 1ères Journées de l’eau
 
Mercredi 8 juin
18 heures : présentation des délégations étrangères
 
Jeudi 9 juin
8h30 : accueil et début des manifestations
9h30 – 13 heures : conférence sur le système de dessalement utilisé à Saint-Martin ; conférence sur le mode de distribution et de gestion de l’eau potable ; présentation de l’assainissement ; présentation du schéma directeur
15 heures – 17 heures : loi sur l’eau ; présentations des divers financements
 
Vendredi 10 juin
8h30 : présentation du SPANC
10 heures : accueil des scolaires
 

 
Eau et assainissement: les Outre-mer mieux accompagnées
 
Les ministres de l’environnement et des Outre-mer, Ségolène Royal et George Pau-Langevin, ont lancé un plan d’actions pour les services d’eau et d’assainissement en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin. Ce plan, annoncé lors de la conférence environnementale du 26 avril 2016, s’appuie sur une mission d’expertise interministérielle et vise à accompagner sur une durée de dix ans les collectivités compétentes dans l’amélioration du service rendu à leurs usagers en matière d’eau potable et d’assainissement, gage de qualité de vie et d’attractivité des territoires. Il a été présenté devant les élus des collectivités ultramarines le 30 mai par George Pau-Langevin.
 
Avec ce plan d’actions, l’État entend ainsi accompagner les collectivités déterminées à répondre aux attentes de leurs usagers, à savoir disposer d’un accès durable à une eau de qualité, répondant aux normes sanitaires et environnementales,  et à un coût raisonnable. Un appel à candidatures sera lancé d’ici l’automne dans chaque territoire concerné auprès des collectivités. Les collectivités retenues dans ce dispositif de contractualisation, définiront des objectifs d’amélioration, les opérations prioritaires d’investissement et de renforcement des capacités ainsi que des indicateurs d’évaluation, pour une durée de cinq ans.
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