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Le premier événement du genre se clôture aujourd’hui avec une visite de l’usine de dessalement et de la STEU d’Oyster pond.

Une fois n’est pas coutume, l’Etablissement des eaux et de l’assainissement fait parler de lui non pas pour des travaux mais pour un événement à destination du grand public. Les premières Journées de l’eau de Saint-Martin se sont ouvertes mercredi soir à la MJC de Sandy Ground. L’EEASM avait misé, outre sur les socio-professionnels et la population de Saint-Martin, sur la présence de techniciens venus de Guadeloupe, Martinique et métropole, ainsi que certains représentants d’Anguilla, Saint-Barth, Saba et Saint-Eustache. « Il s’agissait de sensibiliser la population sur l’utilisation de l’eau à Saint-Martin » indiquait mercredi le président de l’EEASM, Louis Fleming. « A près de 7,50 € le mètre cube, l’eau est ici une denrée chère. La population ouvre le robinet mais ne sait pas comment l’eau arrive » ajoute l’élu de la Collectivité. La présidente Aline Hanson, invitée à ouvrir ces premières Journées de l’eau, n’a elle pas manqué de mettre l’accent sur le retard « considérable » de Saint-Martin en matière d’infrastructures : « nous avançons pas à pas grâce aux financements nationaux et européens ».

S’INFORMER ET VISITER
Ces journées avaient vocation à présenter les différents acteurs économiques qui interviennent en matière d’eau et d’assainissement à Saint-Martin. Il s’agissait aussi d’évoquer le mode de collecte d’eau potable et le procédé de dessalement utilisé pour alimenter les familles Saint-Martinoises ; ou encore la loi sur l’eau, les financements, le SPANC. On y apprenait ainsi que l’usine de dessalement de l’eau de mer (UCDEM), qui assure quotidiennement la production d’eau potable pour la partie française, a dû s’adapter aux évolutions démographiques et technologiques : de 1850 m3 par jour en 1987, Saint-Martin est passée à une production de 5950 m3 par jour en 1992, puis 9000 m3 en 2005. Dans quelques mois, l’usine accueillera un prototype de dessalement plus compact en phase avec les dernières innovations technologiques.
En matière d’infrastructures, l’enjeu est encore très fort pour Saint-Martin qui a connu ces dernières années beaucoup de casse sur ses réseaux, souvent vétustes. « Un tuyau de canalisation dure de 35 à 40 ans » rappelait le président de l’EEASM, non sans en cacher le coût : « un kilomètre de canalisation c’est à peu près 1 million d’euros ». Les travaux engagés par la COM ont permis de faire passer le rendement du réseau de 40/45 % en 2012, à 60/65% aujourd’hui. Saint-Martin peut – et doit – encore mieux faire.
Le territoire pourra peut être compter sur la ressource en eaux souterraines : le potentiel hydrogéologique fait l’objet d’une étude lancée par l’EEASM depuis janvier 2014 avec le concours du BRGM (bureau de recherches géologiques et minières). Puits, forages et sources ayant été identifiés, il s’agit désormais d’étudier si ces points d’eau sont exploitables en fonction du degré de pollution et de salinité.
Les passionnés de l’eau peuvent se joindre ce vendredi à 10 heures aux visites de terrain : d’abord l’usine de dessalement à Galisbay, puis la station de traitement des eaux usées (STEU) d’Oyster pond.
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Des stands attendaient les visiteurs au Centre culturel de Sandy Ground
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