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Le député et leader de l’opposition a annoncé mercredi sa candidature à la présidence de la Collectivité de Saint-Martin, dans une lettre ouverte* transmise aux médias, rédigée en français et en anglais.

Ce n’était pas un secret de polichinelle et lors de son allocution prononcée début juin à l’occasion de son quatrième anniversaire de mandat de député, Daniel Gibbs ne s’en cachait plus. Mais il fallait bien officialiser les choses. Mercredi, le leader de l’opposition a confirmé qu’il était candidat aux élections territoriales de mars 2017 dans une missive bilingue aux couleurs de l’Union pour la Démocratie : « Je fais aujourd’hui le choix de la responsabilité citoyenne en me portant candidat à la présidence de notre Collectivité » peut-on lire en préambule. Rappelant son engagement politique depuis 2001, le leader du groupe UD affirme défendre « une vision d’un Saint-Martin, fier de sa fidélité à ses racines et de son envie d’un destin partagé, qui concilie qualité de vie des habitants et forte attractivité économique ».
Le candidat esquisse ensuite son projet politique, énumérant les dossiers qu’il juge prioritaires : la loi organique, la coopération avec Sint Maarten, le soutien aux étudiants et aux entreprises, l’éducation, l’environnement… « Il est temps d’inverser la donne pour faire enfin de nos prétendus « handicaps » de francs atouts au service de l’excellence. Il est temps de faire entendre et respecter les spécificités qui font notre richesse. (…)Tous ces principes sont au cœur de mon engagement citoyen et ils sont la colonne vertébrale de mon projet politique pour Saint- Martin. Un projet d’envergure, pour une île tout sauf banale, qui mérite des idées innovantes et modernes pour rayonner au mieux dans un contexte difficile de concurrence mondiale mettant en péril la défense de nos emplois et notre prospérité ».
 
DÉPART EN CAMPAGNE
Le candidat affirme qu’il va mener dans les prochaines semaines, des rencontres dans les quartiers. Il annonce également qu’il présentera son projet politique lors d’une réunion publique au mois de septembre. Daniel Gibbs tient aussi à insister sur les valeurs qui l’animent : « l’altruisme, la morale et le sens de la justice (…) guident au quotidien ma vie et mon action politique. Je serai le président qui redonnera à notre Friendly Island le goût de l’avenir ». Il se définit comme un « homme d’action et de dialogue » et réitère son attachement à Saint-Martin, en clôturant sa lettre ouverte par ce qui ressemble fort à un slogan de campagne : « Ensemble, faisons gagner Saint-Martin ».
 
 
D’autres candidas plus ou moins déclarés
 
Le conseiller territorial indépendant Jules Charville était le premier à se positionner clairement sur les territoriales de 2017 (notre édition du mardi 7 juin). Fin mai, l’élu annonçait officiellement que le nouveau parti politique qu’il préside, Hope Party, allait conduire une liste en mars 2017. Alain Richardson, l’ex-président de la Collectivité élu en mars 2012 puis frappé d’inéligibilité pendant 18 mois un an plus tard à cause d’un couac dans ses comptes de campagne, n’a jamais masqué son ambition de revenir aux affaires. Louis Mussington, qui avait conduit la liste du MAP en 2012, a lui annoncé dans nos colonnes en mars dernier, également vouloir reconduire une liste dans le cadre d’une nouvelle formation politique. Le collectif « Saint-Martin Wake Up » qui s’est illustré ces derniers mois par des actions coup de poing, pourrait bien faire jaillir un candidat à moins qu’il ne rejoigne le mouvement de Jules Charville, lequel avait manifesté son soutien aux revendications de SMWU. Restent à connaître les candidats qui vont sortir du bois et surtout, les ambitions qui naîtront au sein de la majorité en place : le RRR avait fourni pas moins de trois candidats lors des sénatoriales de septembre 2014.
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