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Des radeaux de sargasses commencent à affluer sur les côtes de Saint-Martin, signe que le phénomène a repris de l’ampleur et pourrait impacter significativement nos îles dans les semaines à venir.

Elles avaient été ramenées par la houle de nord en janvier dernier, puis s’étaient faites plus discrètes ces derniers mois. Depuis quelques jours, des échouages d’algues brunes sont à nouveau détectés sur les côtes nord et est de l’île. Sur sa page Facebook, la préfecture a lancé mercredi un appel à la vigilance : « des nappes de sargasses sont détectées dans la zone Antilles, à proximité de l’île de la Guadeloupe, à environ 70 km au Sud‐Est de Marie Galante et 120 km à l’Est de la Guadeloupe. Tous les éléments d’analyse indiquent que des échouages vont probablement se produire dans les semaines qui viennent ».

Depuis l’année 2011, les échouages de sargasses, qui rendent les plages impraticables et dégagent une odeur nauséabonde, sont devenus chroniques sur les rivages de la Caraïbe, et connaissent effectivement un pic entre juillet et septembre. Cette semaine « il s’agit de la première détection de sargasses significative depuis le début de l’année » confirme la préfecture.
DES RADEAUX DÉTECTÉS EN MER
Pour les semaines qui viennent, les prévisions sont quelque peu alarmistes. Sur son site internet, la société Nova Blue Environnement, bureau de recherches basé en Martinique, informe sur le risque d’intensification des échouages: « en utilisant des points de détection des sargasses (…) et en appliquant nos modèles de courantologie, et en s’appuyant sur les données de courants des années 2012 à 2015, nos prédictions sont que des radeaux de sargasses toucheront la zone des Petites Antilles fin juillet, début août ».
« Il faut se préparer à avoir une nouvelle saison sargasses en 2016 » avance Nova Blue, qui réalise quotidiennement un suivi des images satellites.
PARÉS POUR LE NETTOYAGE
Cette année, le dispositif de ramassage des sargasses est censé être fonctionnel au moindre échouage puisque les Brigades vertes sont entrées en action depuis septembre 2015 grâce au plan Etat/COM. La préfecture confirme de son côté que ces équipes « sont mobilisées depuis la semaine dernière ». L’association Centre Symphorien d’Insertion, qui a employé les 20 agents grâce aux financements des services de l’Etat et de la Collectivité, a été sollicitée pour intervenir sur les secteurs traditionnellement les plus touchés par les sargasses : la baie de Cul-de-Sac ainsi que les plages du Galion, de Coralita et de la Baie orientale.
En novembre 2015, la société Sindextour, titulaire de l’AOT du Kontiki au Coco Beach, avait en outre fait l’acquisition du Scarbat, machine conçue pour collecter les algues. Saint-Martin est donc désormais un peu mieux parée pour faire face aux échouages. Reste à espérer que les quantités d’algues ne dépasseront pas les bonnes volontés.
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