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L’Institut de veille sanitaire a publié les indicateurs révélant l’état de la progression du virus dans nos territoires au 13 juillet 2016.

Compte tenu des risques de malformation congénitale pour le fœtus, les femmes enceintes bénéficient d’un suivi renforcé. Au 13 juillet, l’infection est ainsi confirmée pour 16 femmes enceintes, soit 4 de plus répertoriées entre le 7 et le 13 juillet, depuis l’émergence du Zika à Saint-Martin à la mi-janvier. Certaines femmes ont déjà accouché. L’Institut de veille sanitaire signale que « la circulation du virus reste toujours active » sur notre territoire – placé en phase épidémique depuis le 15 juin – le nombre de consultations chez le médecin généraliste pour signes évocateurs de Zika étant comparable à la semaine précédente : entre le 4 et le 9 juillet, 167 personnes ont présenté des symptômes laissant penser qu’elles ont été infectées par le virus. Par ailleurs, aucune autre complication neurologique attribuée à Zika n’a été signalée.

PROGRESSION À SAINT-BARTHÉLEMY
Sur l’île voisine, où le Zika s’est déclaré plus tardivement, le nombre de cas continue de progresser : 53 cas biologiquement confirmés ont été identifiés depuis l’émergence du virus soit 13 nouveaux cas depuis l’avant-dernier point épidémiologique, daté du 7 juillet. Jusqu’à ce jour, une seule femme enceinte a été infectée par le Zika sur Saint-Barthélemy. Parallèlement, 42 cas cliniquement évocateurs ont été rapportés par les médecins sentinelles pour la première semaine de juillet. « Ce chiffre est inférieur à celui enregistré la semaine précédente mais les données sont à consolider » indique la veille sanitaire. Depuis l’émergence du virus, Saint-Barthélemy totalise 230 cas cliniquement évocateurs.
..Rappel des symptômes et des complications

Un cas cliniquement évocateur de Zika est défini comme une personne présentant depuis moins de 7 jours un exanthème maculo-papuleux avec ou sans fièvre, et au moins deux signes parmi les suivants : hyperhémie conjonctivale, arthralgies, myalgies. Un cas confirmé est un cas suspect chez lequel le génome viral du Zika a été mis en évidence sur le sang ou l’urine.

Un grand nombre de personnes infectées ne vont présenter aucun symptôme. Le cas échéant, le traitement est symptomatique et la guérison intervient la plupart du temps au bout de quelques jours. Cependant, des complications neurologiques peuvent apparaître notamment le syndrome de Guillain-Barré, maladie caractérisée par une atteinte des nerfs périphériques, qui a été décrit au Brésil et en Polynésie française. Des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra-utérin ont également été observées chez des foetus et des nouveaux nés de mères enceintes pendant la période épidémique.
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