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Mercredi matin, les éleveurs mécontents se postaient devant la Collectivité, accompagnés de deux boucs et d’un cabri. Leur objectif : faire pression pour être écoutés par Aline Hanson.

C’est sûr que trois bestiaux dans les couloirs de l’Hôtel de la Collectivité, cela faisait désordre, mercredi dernier ! Et l’effet escompté était au rendez-vous : la délégation d’éleveurs mécontents a été reçue par la présidente en personne. Sur la liste des doléances portée devant l’édile, la requête pour que l’abattoir soit équipé d’un groupe électrogène permettant de prendre le relais de l’alimentation électrique en cas de coupure d’électricité, et le défaut de volonté affichée par les actions de l’actuelle mandature en faveur de la filière agricole en général.

UNE ÉCOUTE « ATTENTIVE »
A la sortie de la réunion qui a duré deux heures, Julien Gumbs, chargé de la filière agricole à la CCISM et membre de l’Association pour le Développement de l’Elevage et la Promotion des Produits Agricoles Locaux (ADEPPAL) rapportait qu’ils avaient été très bien reçus et que la discussion s’était avérée constructive : « La présidente a eu une écoute attentive aux problèmes que nous lui avons évoqués. Elle s’est engagée à travailler au développement de la filière agricole, notamment par des programmes de défiscalisation dans le cadre d’achat de génisses. Madame la présidente nous a également informés qu’un groupe électrogène provisoire serait installé à l’abattoir avant le début du mois de septembre ».
Pour l’acquisition définitive d’un générateur électrique exclusivement dévolu à l’abattoir, la Collectivité devra passer un nouvel appel d’offre d’ici à la fin de l’année 2016. Si Julien Gumbs et la délégation d’éleveurs sortaient satisfaits de leur rencontre, ils regrettaient toutefois « d’avoir été obligés d’employer ces moyens-là pour être écoutés par les élus locaux… » Et d’ajouter : « Nous espérons par ailleurs que le projet d’acquisition du générateur par voie d’appel d’offre ne sera pas remis aux calendes grecques, l’année 2017 étant, on le sait, une année d’élection ».
Pour rappel, l’abattoir était depuis la mi-juillet sous le coup d’un arrêt provisoire de son activité émis par les services vétérinaires, pour défaut d’alimentation électrique conforme à la réglementation (notre édition du mardi 2 août). L’abattoir devait reprendre son activité dès jeudi, la préfecture ayant levé son arrêt provisoire d’activité.
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