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Bien que le nombre de personnes présentant des symptômes associés à Zika reste élevé, la veille sanitaire indique dans son dernier point épidémiologique une tendance à la baisse.

Le virus transmis par le moustique Aedes Aegypti reculerait-il enfin ? Selon la CIRE Antilles-Guyane (cellule inter-régionale d’épidémiologie), à Saint-Martin, le nombre de cas cliniquement évocateurs de Zika (135) était en diminution sur la dernière semaine de juillet, par rapport à la semaine précédente (175). Mais le nombre de personnes consultant leur médecin et présentant des symptômes associés au virus reste encore “à un niveau élevé” précise la veille sanitaire.

La tendance à la baisse est donc à confirmer au cours des prochaines semaines. L’île est toujours placée en phase 3a du Psage, autrement dit « phase épidémique appelant des mesures de gestion habituelles». A noter qu’à fin juillet, il n’y a pas eu de nouvelle infection déclarée chez une femme enceinte : elles étaient toujours 17 à avoir contracté le Zika depuis le début de l’épidémie à la mi-janvier, certaines ayant déjà accouché.
LA LUTTE CONTINUE
Sur Saint-Barthélemy, où l’épidémie s’est déclarée plus tardivement, le nombre de cas cliniquement évocateurs rapportés à fin juillet par les médecins sentinelles, soit 60, est en augmentation (+30% par rapport aux deux semaines précédentes). Le 19 juillet, l’île voisine était placée en phase 3 du Psage. Saint-Barthélemy totalise 330 cas cliniquement évocateurs depuis l’émergence du virus sur son territoire.
En revanche en Martinique, première île française de la Caraïbe à avoir été impactée par le Zika, l’Institut de veille sanitaire indique que “la décroissance de l’épidémie se poursuit”. Sur la troisième semaine de juillet, une diminution du nombre hebdomadaire de cas évocateurs de Zika ayant consulté un médecin généraliste, a en effet été enregistrée. La Guadeloupe connaît la même tendance.
Le Zika a beau montrer quelques signes de recul, la lutte contre la prolifération des gîtes larvaires est plus que jamais d’actualité en cette période de saison cyclonique propice aux épisodes pluvieux. Se protéger des piqûres de moustiques par des vêtements longs et des répulsifs pour éviter de transmettre le Zika, reste également une priorité absolue. Comme pour le Chikungunya, la mobilisation de chacun au quotidien reste l’arme la plus efficace pour sortir nos territoires de cette phase épidémique.
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